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Infarctus : l’exercice physique contre le risque de décès

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news L’activité physique joue un rôle préventif contre la crise cardiaque, mais si l’infarctus du myocarde survient néanmoins, elle protège aussi contre le risque de décès.

L’exercice physique, dont l’intensité sera adaptée aux capacités de chacun (il ne faut jamais trop forcer), est bon pour le cœur et pour les vaisseaux sanguins, mais ce n’est évidemment pas une garantie absolue contre la menace d’infarctus. Par le passé, des expériences menées sur l’animal ont montré qu’une bonne condition physique réduisait les dommages cardiaques associés à l’infarctus du myocarde. Une équipe danoise (université de Copenhague) a voulu vérifier si cette association était retrouvée chez l’être humain.

Pour cela, les chercheurs ont analysé une banque de données portant sur 14.000 adultes, d’âge moyen à l’entame, suivis pendant une trentaine d’années. Leur degré habituel d’activité physique (dite de loisirs) a été classé en quatre catégories : sédentaire, léger, modéré et intense. Quelque 1700 cas d’infarctus ont été notifiés.

Que constate-t-on ? Par rapport aux patients sédentaires, une activité physique légère régulière réduit en moyenne de 32% le risque de décès directement lié à l’infarctus, et de 47% (toujours en moyenne) lorsque l’activité physique est modérée à intense.

Comment expliquer cela ? Plusieurs hypothèses sont avancées, comme une plus forte densité de vaisseaux sanguins alimentant le cœur (mieux approvisionné en oxygène malgré l’infarctus), un flux sanguin plus efficace, plus dynamique, des mécanismes biologiques qui atténuent la sévérité des lésions cardiaques… En tout cas, et même s’il ne s’agit pas du seul axe préventif (le tabac, l’alcool ou l’alimentation interviennent aussi), la pratique d’une activité physique régulière, même modérée, s’inscrit comme une arme majeure contre la menace cardiaque.

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Source: European Journal of Preventive Cardiology (http://journals.sagepub.com)

Dernière mise à jour: juin 2017

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