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11 conseils pour réduire le risque d'AVC
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Environ la moitié des accidents vasculaires cérébraux (AVC) pourraient être évités grâce à un mode de vie sain. Les personnes qui ont déjà subi un AVC ou qui ont reçu un avertissement sous la forme d'un mini-AVC, appelé AIT (accident ischémique transitoire), doivent redoubler de prudence. Voici 11 conseils pour réduire le risque d'AVC.
Voir aussi l'article : Des signes avant-coureurs jusqu’à 10 ans avant l'AVC
AVC : accident dans les vaisseaux sanguins du cerveau
© Getty Images Un accident vasculaire cérébral (AVC) désigne littéralement un accident dans les vaisseaux sanguins du cerveau. Il existe deux formes d'AVC : l'infarctus cérébral (ischémie), dans lequel un caillot sanguin bloque l'apport de sang et donc d'oxygène au cerveau, et l'hémorragie cérébrale, due à la rupture d'un vaisseau sanguin. Une « attaque ischémique transitoire » (AIT) ou Mini-AVC est identique à l'AVC sauf que l’interruption de la circulation sanguine est transitoire (elle ne dure pas). Le patient récupère dans les heures qui suivent. Le risque de récidive et d’apparition d’autres maladies cardiovasculaires est plus élevé après un premier AVC. Environ 10 pour cent des patients subiront un autre AVC dans l'année. Le traitement après le premier accident vasculaire cérébral visera toujours à prévenir le suivant. Suivez scrupuleusement le traitement prescrit par votre médecin. |
11 conseils pour réduire le risque d'AVC
La plupart des AVC sont liés à des facteurs de risque modifiables. Une bonne hygiène de vie permettrait d'éviter la moitié des accidents vasculaires cérébraux. Voici 10 conseils pour réduire les risques d'AVC.
- Arrêtez de fumer. Le tabac endommage les vaisseaux sanguins, favorise la formation de caillots et augmente la tension artérielle. Après 5 ans sans fumer, votre risque d’AVC est réduit de moitié. Évitez également les zones où l’on fume.
- Contrôlez régulièrement votre tension artérielle. L'hypertension artérielle est le principal facteur de risque d'AVC. Faites-la mesurer régulièrement, surtout après 40 ans ou si vous présentez d'autres facteurs de risque cardiovasculaire Si les valeurs sont trop élevées, vous pouvez discuter avec votre médecin de la nécessité d'un traitement. Il est important de le suivre correctement. Une tension artérielle équilibrée réduit le risque d'AVC d'environ 30 % à 40 % en moyenne
- Une alimentation saine. Une alimentation de type méditerranéen peut aider à prévenir un accident vasculaire cérébral. Privilégiez les légumes, les fruits, de poisson, les légumineuses (pois chiche, haricots, etc.), les grains entiers, les noix, les bonnes graisses (huile d'olive). Limitez ultra-transformés, les charcuteries, les viandes rouges en excès, les boissons sucrées et les produits riches en sel. Ce type d'alimentation saine réduirait le risque d’AVC à 23 % en moyenne.
- Exercice physique : marchez ou faites de l'exercice au moins 30 minutes cinq fois par semaine peut réduire de 25% votre risque d'AVC. L'idéal est de limiter également le temps passé assis.
- Limitez votre consommation d'alcool. La surconsommation d'alcool est un facteur majeur d'accident vasculaire cérébral (AVC). Ce risque est particulièrement élevé pour les AVC hémorragiques. Plus on boit d'alcool, plus on augmente son risque d'AVC, mais même une consommation modérée n'offre aucune protection, contrairement à ce qu'on a longtemps cru.
- Surveillez votre poids. Le surpoids et l'obésité augmentent le risque d'hypertension, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Le surpoids accroît le risque d'AVC d'environ 22 %, tandis que l'obésité l'augmente de près de 64 %. Une accumulation excessive de graisse abdominale constitue également un facteur de risque, même lorsque l'IMC est normal. Même une perte de poids modeste peut améliorer plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire.
- Évitez un taux de cholestérol élevé : Un excès de cholestérol favorise l'athérosclérose, c'est-à-dire l'accumulation de dépôts graisseux dans les artères. À partir de 40 ans environ, faites contrôler chaque année votre taux par votre médecin. Si les valeurs sont trop élevées, vous pouvez discuter avec votre médecin de la nécessité d'un traitement. Suivez le traitement prescrit. Garder votre taux de cholestérol sous contrôle réduit le risque d’AVC de 25 à 31 %.
- Faites vérifier votre rythme cardiaque. chaque année si vous avez plus de 65 ans. La fibrillation auriculaire est l'une des principales causes d'AVC chez les personnes âgées. Consultez votre médecin si vous ressentez des palpitations, des battements irréguliers ou un essoufflement inexpliqué. Après 65 ans, un contrôle régulier du rythme cardiaque est recommandé.
- Les patients diabétiques doivent redoubler de prudence. Le diabète augmente le risque d'AVC en favorisant les lésions des vaisseaux sanguins. Un bon contrôle de la glycémie, associé à une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et, si nécessaire, un traitement médicamenteux, contribue à réduire ce risque.
- Gérez votre stress. Le stress chronique est un facteur de risque d'AVC. Évitez autant que possible les situations qui en génèrent et accordez-vous des plages de détente et de distraction (sport, loisir, vie sociale, méditation, relaxation).
- Dormez suffisamment et soignez votre apnée du sommeil. Un sommeil de mauvaise qualité ou une apnée du sommeil non traitée augmentent le risque cardiovasculaire et cérébrovasculaire. Si vous ronflez fortement, présentez des pauses respiratoires pendant le sommeil ou souffrez d'une fatigue importante durant la journée, consultez un médecin.
Voir aussi l'article : Prévenir les AVC : le fil dentaire pour réduire le risque de 44 pour cent ?
Après un AVC ou un AIT : ne négligez jamais votre traitement
Après un AVC ou un AIT, les médicaments prescrits (anticoagulants, antiagrégants plaquettaires, antihypertenseurs, statines, etc.) jouent un rôle majeur dans la prévention des récidives.
N'interrompez jamais votre traitement sans l'avis de votre médecin. Associé à une bonne hygiène de vie, il permet de réduire considérablement le risque d'un nouvel AVC.
Reconnaître rapidement un AVC
- une faiblesse ou une paralysie du visage,
- une faiblesse d'un bras ou d'une jambe,
- des difficultés à parler ou à comprendre,
- une perte brutale de la vision,
- un trouble soudain de l'équilibre.
Voir aussi l'article : AVC : les symptômes d'alerte
Sources :
https://www.umcutrecht.nl
http://www.thelancet.com
https://www.uzleuven.be















