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content5 <p> <span class="label">news</span> On soupçonne le stress chronique d’augmenter le risque d’hypertension artérielle et d’événement cardiovasculaire. Mais comment expliquer cela ? <p> L’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=123" target="_blank">hypertension artérielle</a>, tout comme les maladies et les accidents cardiovasculaires, renvoient à des causes très diverses, et toute une série de <b>facteurs de risque modifiables </b> ont été identifiés, comme une mauvaise <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=278" target="_blank">alimentation</a>, la sédentarité (manque d’activité physique), l’excès de <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=234" target="_blank">poids</a>, le <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=384" target="_blank">tabagisme</a>, la consommation excessive d’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=163" target="_blank">alcool</a>, ainsi que le <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=218" target="_blank">stress</a>. </p><p> </p><h2>Adrénaline, dopamine, cortisol...</h2> En soi, ce stress n’est pas la cause directe d’un accident cardiovasculaire, mais il peut contribuer à la menace. En fait, le stress n’est pas qu’une réaction psychologique, aiguë ou chronique. Il induit des processus physiques, en particulier associés à la libération d’une série d’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=175" target="_blank">hormones</a>. D'une part, on trouve les catécholamines, à la fois hormones et neurotransmetteurs, produites par le système nerveux. Les trois principales sont l’adrénaline (épinéphrine), la noradrénaline (norépinéphrine) et la dopamine. De l’autre, on identifie le cortisol. </p><p> Ces hormones présentent une grande utilité en cas de stress ponctuel, puisqu’elles permettent une <b>adaptation</b> des fonctions de l’organisme, comme la fréquence cardiaque, la <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=506" target="_blank">pression artérielle</a> ou le rythme de la respiration. Ces réactions adaptatives (en gros : faire face plus efficacement au danger) sont positives en situation de stress aigu, mais elles posent problème dans les états chroniques de stress. </p><p> </p><h2>Une aide spécialisée si nécessaire</h2> <p> Afin de mieux cerner la portée du phénomène, une équipe américano-japonaise (<a href="https://www.universityofcalifornia.edu/" target="_blank">université de Californie</a> et <a href="https://www.kyoto-u.ac.jp/en" target="_blank">université de Kyoto</a>) a examiné des données extraites d’une étude consacrée à l’athérosclérose (processus d’obstruction progressive des artères) portant sur un panel d’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=297" target="_blank">adultes</a> (autant d’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=315" target="_blank">hommes</a> que de <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=318" target="_blank">femmes</a>) âgés de 48 à 87 ans, suivis durant une décennie environ. Aucun ne présentait d’hypertension artérielle à l’entame. A plusieurs reprises, les chercheurs ont procédé à des <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=470" target="_blank">analyses d’urine</a> afin d’établir les taux d’hormones du stress (catécholamines et cortisol). </p><p> <b>Que constate-t-on ?</b> </p><ul><li> Après un suivi de six ans, chaque fois que le taux d’une hormone de stress double, le risque d’hypertension artérielle augmente entre 21 et 31%. L’association est plus forte parmi les moins de 60 ans. </li><li> Après onze ans, chaque fois que le taux de cortisol double, le risque d’événement cardiovasculaire augmente de <b>90%</b>. Ce lien n’est pas retrouvé avec les catécholamines. </li></ul><p> </p><p> Les auteurs indiquent : <em>« Dans cette étude de population, les taux urinaires élevés d’hormones du stress sont associés à une augmentation du risque d’hypertension artérielle, et des taux élevés de cortisol à une hausse du risque cardiovasculaire. Ces données soulignent le rôle potentiellement important des hormones du stress dans la <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=550" target="_blank">prévention</a> et le <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=197" target="_blank">traitement</a> de l’hypertension et des <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=119" target="_blank">maladies cardiovasculaires</a> »</em>. </p><p> En fait, pour faire court : il faut apprendre à mieux gérer son stress, et si nécessaire, recourir à une aide spécialisée. </p>
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Stress chronique : pourquoi il augmente le risque cardiovasculaire

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news On soupçonne le stress chronique d’augmenter le risque d’hypertension artérielle et d’événement cardiovasculaire. Mais comment expliquer cela ?

L’hypertension artérielle, tout comme les maladies et les accidents cardiovasculaires, renvoient à des causes très diverses, et toute une série de facteurs de risque modifiables ont été identifiés, comme une mauvaise alimentation, la sédentarité (manque d’activité physique), l’excès de poids, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, ainsi que le stress.

Adrénaline, dopamine, cortisol...

En soi, ce stress n’est pas la cause directe d’un accident cardiovasculaire, mais il peut contribuer à la menace. En fait, le stress n’est pas qu’une réaction psychologique, aiguë ou chronique. Il induit des processus physiques, en particulier associés à la libération d’une série d’hormones. D'une part, on trouve les catécholamines, à la fois hormones et neurotransmetteurs, produites par le système nerveux. Les trois principales sont l’adrénaline (épinéphrine), la noradrénaline (norépinéphrine) et la dopamine. De l’autre, on identifie le cortisol.

Ces hormones présentent une grande utilité en cas de stress ponctuel, puisqu’elles permettent une adaptation des fonctions de l’organisme, comme la fréquence cardiaque, la pression artérielle ou le rythme de la respiration. Ces réactions adaptatives (en gros : faire face plus efficacement au danger) sont positives en situation de stress aigu, mais elles posent problème dans les états chroniques de stress.

Une aide spécialisée si nécessaire

Afin de mieux cerner la portée du phénomène, une équipe américano-japonaise (université de Californie et université de Kyoto) a examiné des données extraites d’une étude consacrée à l’athérosclérose (processus d’obstruction progressive des artères) portant sur un panel d’adultes (autant d’hommes que de femmes) âgés de 48 à 87 ans, suivis durant une décennie environ. Aucun ne présentait d’hypertension artérielle à l’entame. A plusieurs reprises, les chercheurs ont procédé à des analyses d’urine afin d’établir les taux d’hormones du stress (catécholamines et cortisol).

Que constate-t-on ?

  • Après un suivi de six ans, chaque fois que le taux d’une hormone de stress double, le risque d’hypertension artérielle augmente entre 21 et 31%. L’association est plus forte parmi les moins de 60 ans.
  • Après onze ans, chaque fois que le taux de cortisol double, le risque d’événement cardiovasculaire augmente de 90%. Ce lien n’est pas retrouvé avec les catécholamines.

Les auteurs indiquent : « Dans cette étude de population, les taux urinaires élevés d’hormones du stress sont associés à une augmentation du risque d’hypertension artérielle, et des taux élevés de cortisol à une hausse du risque cardiovasculaire. Ces données soulignent le rôle potentiellement important des hormones du stress dans la prévention et le traitement de l’hypertension et des maladies cardiovasculaires ».

En fait, pour faire court : il faut apprendre à mieux gérer son stress, et si nécessaire, recourir à une aide spécialisée.

Voir aussi l'article : Stress : les bienfaits de la méditation au travail

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Source
Hypertension

auteur : Juan Miralles - journaliste santé

Dernière mise à jour: novembre 2021

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