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Café et mortalité : où en est-on ?

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news De très nombreuses études se sont penchées sur l’association entre la consommation de café et la mortalité prématurée. Celle-ci souligne les bienfaits cardiovasculaires et neurologiques.

Les recherches sur ce lien sont prolifiques, indique le Dr Philippe Tellier (Journal international de médecine), mais les analyses et les conclusions ne concordent pas forcément, en particulier en ce qui concerne la dose quotidienne « idéale ». Une équipe américaine (université Harvard) a réalisé une étude de grande envergure, puisqu’elle a porté sur quelque 200.000 adultes dont les habitudes alimentaires ont été examinées sur une très longue période.

Première observation : il existe une association « significative » entre la consommation de café, y compris le décaféiné, et la mortalité. En comparaison avec les non-buveurs de café, la consommation d’une à cinq tasses par jour est associée à une mortalité prématurée plus faible. Au-delà de cinq tasses, l’effet ne se renforce pas, voire s'estompe. La « protection » vaut pour la mortalité globale (toutes causes confondues), et en particulier d’origine cardiovasculaire et neurologique, mais pas pour le cancer (ce qui n’exclut pas un effet protecteur contre certains types de cancer).

Le Dr Tellier poursuit : « Le café diminuerait le risque de mortalité prématurée, tout au moins jusqu’au seuil de cinq tasses quotidiennes. Boire raisonnablement du café serait donc bénéfique », sachant que d’autres facteurs (dits « facteurs de confusion ») peuvent intervenir, par exemple une alimentation plus saine ou davantage d’activité physique.

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Source: Circulation (http://circ.ahajournals.org)

Dernière mise à jour: mars 2021

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