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L’érection, un bon indicateur du risque cardiovasculaire
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En cas de trouble de l’érection, surtout à un âge jeune, il est important d’évaluer le risque cardiovasculaire global : la dysfonction érectile peut traduire un problème plus large.
L’association entre le trouble de l’érection et la maladie cardiovasculaire (morbidité et mortalité) est connue de longue date. L’attention de cette équipe américaine (Florida International University) s’est portée sur la relation avec la maladie cardiovasculaire subclinique (ou infraclinique), c’est-à-dire les signes que l’on peut observer sans que le patient présente des symptômes. Les chercheurs ont réalisé une méta-analyse, en examinant les données d’une trentaine d’études antérieures. Plusieurs paramètres ont été pris en considération : fonction endothéliale (tonus vasculaire), calcification des coronaires, état des carotides, ainsi que d’autres mesures de l’état de santé (cardio-)vasculaire.
Résultat : « Nos travaux confirment une association entre la dysfonction érectile et la maladie cardiovasculaire subclinique, qui partagent des mécanismes communs. Cette étude souligne l’importance d’une prise en charge énergique du risque cardiovasculaire chez les personnes présentant une dysfonction érectile ».
En fait, l’athérosclérose (obstruction progressive des artères) est une maladie généralisée, et elle peut concerner l’artère pudendale interne, qui alimente la verge en sang, un processus nécessaire à l’érection. Si cette artère est altérée, l’érection s’en ressent, et cela peut révéler un problème artériel plus étendu.















