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Santé mentale : dans quel quartier vivez-vous ?

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news Le quartier de résidence joue un rôle important dans l’apparition et l’accentuation des problèmes de santé mentale, affirment des spécialistes canadiens.

Ces experts sont intervenus dans le cadre d’un colloque intitulé « Bien dans son quartier, bien dans sa tête », organisé à l’initiative de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas (Montréal).

Et il apparaît que la salubrité et la sécurité des lieux, les interactions sociales, l’aménagement urbain et la proximité des services aux citoyens constituent autant de facteurs qui peuvent engendrer un effet favorable ou au contraire très négatif.

« Les personnes qui vivent dans des quartiers où il y a beaucoup de pauvreté, de violence ou de bruit risquent de développer un stress chronique, et sombrer dans la dépression », indique Norbert Schmitz, chercheur à l’Institut Douglas. Il ajoute : « Sachant que l’activité physique est importante pour diminuer le stress, le fait que les trottoirs soient dégradés ou qu’il n’y ait pas de parcs ou de lieux permettant de rester physiquement actif aura un impact négatif sur la santé physique autant que sur la santé mentale ».

Ceci étant, le quartier peut évidemment s’avérer bénéfique, en particulier par l’entraide entre voisins, ainsi que l’accessibilité à des services communautaires, de santé et des centres de loisirs. « Il est urgent de s’en préoccuper pour mieux guider ensuite les décideurs politiques dans leurs actions auprès de la population », note encore Norbert Schmitz.

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Dernière mise à jour: octobre 2014

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