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AUTEUR Evolutionary Behavioral Sciences (www.apa.org/pubs/journals/ebs)
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content5 <p> <span class="label">news</span> La douleur physique et émotionnelle est intense après une rupture, tant chez les hommes que chez les femmes. Mais la capacité à surmonter l’épreuve diffère entre les sexes.<br><br>Vaste enquête que celle réalisée par cette équipe britannique : près de 6.000 personnes (âge moyen de 27 ans, avec une fourchette très large), émanant d’une centaine de pays, ont répondu à un questionnaire sur leur réaction après une séparation, ce que les chercheurs appellent <b>« le chagrin post-relationnel »</b>. Premier élément : sur une échelle de 0 à 10, la douleur, physique et mentale, est similaire chez les hommes et chez les femmes, avec une moyenne proche de 7, encore que les scores sont légèrement plus élevés chez la femme. Celle-ci initie la rupture plus souvent que l’homme (on ne parle pas de « responsable » de l’échec du couple, mais de prise de décision), et assez logiquement, celui ou celle qui est « rejeté » exprime une douleur plus importante que le partenaire qui met un terme à la relation ou en cas de rupture consensuelle.<br><h3>La femme de ma vie</h3><br><b>Quant aux causes de la séparation</b>, la plus fréquemment citée relève d’une insuffisance ou d’une absence de communication : on n’a plus grand-chose à se dire, on n’a plus grand-chose à faire ensemble… Une autre donnée intéressante porte sur <b>la faculté à surmonter le traumatisme</b>. Il apparaît en effet que d’une manière générale (mais ce n’est pas systématique !), les femmes parviennent plus facilement à tourner la page. Les auteurs l'expliquent par un raisonnement que l’on peut situer dans un contexte évolutif et biologique.<br><br><b>Lorsqu’une femme s’investit dans une relation</b> (« sérieuse »), elle sélectionne le partenaire avec comme perspective sous-jacente d’assurer une descendance. C’est vrai aussi pour l’homme, sauf que les conséquences d’une éventuelle grossesse sont évidemment très différentes pour l’une et pour l’autre. Cet investissement est donc plus « lourd » pour la femme, et la rupture plus douloureuse dans un premier temps. Mais ensuite, la nécessité de trouver un nouveau compagnon, de fonder une nouvelle famille, de sécuriser un nouveau foyer, prend le dessus et détourne de la douleur initiale, l’estompe. Chez l’homme, ce n’est pas la même chose, surtout pour ceux qui ont été rejetés. <b>La déstabilisation est profonde</b>, le chagrin perdure, la perte est ressentie plus longtemps, voire à jamais : pourrai-je un jour retrouver une femme comme elle, la femme de ma vie ? </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Séparation : les femmes tournent plus facilement la page

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news La douleur physique et émotionnelle est intense après une rupture, tant chez les hommes que chez les femmes. Mais la capacité à surmonter l’épreuve diffère entre les sexes.

Vaste enquête que celle réalisée par cette équipe britannique : près de 6.000 personnes (âge moyen de 27 ans, avec une fourchette très large), émanant d’une centaine de pays, ont répondu à un questionnaire sur leur réaction après une séparation, ce que les chercheurs appellent « le chagrin post-relationnel ». Premier élément : sur une échelle de 0 à 10, la douleur, physique et mentale, est similaire chez les hommes et chez les femmes, avec une moyenne proche de 7, encore que les scores sont légèrement plus élevés chez la femme. Celle-ci initie la rupture plus souvent que l’homme (on ne parle pas de « responsable » de l’échec du couple, mais de prise de décision), et assez logiquement, celui ou celle qui est « rejeté » exprime une douleur plus importante que le partenaire qui met un terme à la relation ou en cas de rupture consensuelle.

La femme de ma vie


Quant aux causes de la séparation, la plus fréquemment citée relève d’une insuffisance ou d’une absence de communication : on n’a plus grand-chose à se dire, on n’a plus grand-chose à faire ensemble… Une autre donnée intéressante porte sur la faculté à surmonter le traumatisme. Il apparaît en effet que d’une manière générale (mais ce n’est pas systématique !), les femmes parviennent plus facilement à tourner la page. Les auteurs l'expliquent par un raisonnement que l’on peut situer dans un contexte évolutif et biologique.

Lorsqu’une femme s’investit dans une relation (« sérieuse »), elle sélectionne le partenaire avec comme perspective sous-jacente d’assurer une descendance. C’est vrai aussi pour l’homme, sauf que les conséquences d’une éventuelle grossesse sont évidemment très différentes pour l’une et pour l’autre. Cet investissement est donc plus « lourd » pour la femme, et la rupture plus douloureuse dans un premier temps. Mais ensuite, la nécessité de trouver un nouveau compagnon, de fonder une nouvelle famille, de sécuriser un nouveau foyer, prend le dessus et détourne de la douleur initiale, l’estompe. Chez l’homme, ce n’est pas la même chose, surtout pour ceux qui ont été rejetés. La déstabilisation est profonde, le chagrin perdure, la perte est ressentie plus longtemps, voire à jamais : pourrai-je un jour retrouver une femme comme elle, la femme de ma vie ?

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Source: Evolutionary Behavioral Sciences (www.apa.org/pubs/journals/e)

Dernière mise à jour: novembre 2015

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