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Pression artérielle : il ne faut pas viser trop bas

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news Les recommandations incitent à maintenir la pression artérielle sous la barre des 140/90 mmHg (seuil de l’hypertension). Mais au-dessous… jusqu’où, pour limiter le risque cardiovasculaire ?

« La valeur idéale à atteindre est incertaine et la relation avec le risque d’accident cardiovasculaire semble plus complexe qu’au premier abord », explique le Dr Roseline Péluchon (Journal international de médecine). Certains travaux ont suggéré qu’une pression trop basse n’était pas toujours souhaitable, indiquant notamment que chez les patients hypertendus et coronariens stables, la relation entre la pression artérielle et le risque cardiovasculaire suivait une courbe en J, avec une augmentation relative du risque en cas de pression trop basse et une élévation très nette avec une pression élevée.

Une équipe canadienne (université McMaster) a réexaminé les données issues de deux grandes études antérieures consacrées à ces relations complexes chez des patients à haut risque cardiovasculaire, et cette analyse semble indiquer qu’en effet, une pression systolique inférieure à 120 et une pression diastolique sous 70 (ensemble ou indépendamment) sont associées à une élévation du risque cardiaque et cérébral (AVC).

En fait, en moyenne, « le risque le plus faible est retrouvé avec une pression systolique autour de 130 mmHg et une pression diastolique autour de 75 mmHg », indique le Dr Péluchon. Qui poursuit : « Malgré les limitations de ce type d’étude, ces résultats confirment ceux de précédents travaux qui incitaient à reconsidérer la théorie du « lower is better » (le plus bas, le mieux) dans ce domaine ». La prise en charge de l’hypertension devrait donc viser des valeurs autour de 130/75 mmHg, sans nécessité, dans la plupart des cas, d’intensifier le traitement pour descendre encore plus bas.

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Source: The Lancet (www.thelancet.com)

Dernière mise à jour: juillet 2017

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