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Sexe, arrêt cardiaque et panique = décès

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news Lorsqu’un arrêt cardiaque survient pendant les relations sexuelles, le risque de décès est encore plus élevé que dans d’autres circonstances. En cause : le désarroi, la panique et le délai pour appeler les secours.

Une équipe française (Hôpital européen Georges-Pompidou) a analysé plusieurs milliers de cas d’arrêt cardiaque survenus sur une période de cinq ans dans la région parisienne. Premier élément : ces accidents surviennent assez rarement pendant un rapport sexuel, ce qui est rassurant. Mais, mais… Quand on analyse le taux de survie des patients, il s’avère que le risque de mortalité est multiplié par… quatre quand l’événement se produit pendant les relations sexuelles, par rapport à une autre activité (sportive, en particulier).

Les victimes sont essentiellement des hommes, et leurs caractéristiques ne sont pas différentes des patients qui survivent à l’arrêt cardiaque dans d’autres circonstances associées à un effort physique : l’âge moyen est à peu près identique (53 ans), même profil (risques) cardiovasculaire, pas plus ou pas moins de symptômes d’alerte cardiaque, antécédents familiaux coronariens similaires… La grosse différence réside dans la réaction au moment de l’accident : lors d’un rapport sexuel, les circonstances sont si particulières qu’elles plongent dans un désarroi total.

La stupéfaction, l’incompréhension, la panique, parfois la gêne…, tout cela retarde l’appel aux urgences et dans certains cas réprime les tentatives de réanimation. Or, chaque instant compte et plus les secondes passent, plus les chances de survie s’amenuisent. Il est donc important de souligner que quel que soit le contexte, il ne faut jamais hésiter à contacter les secours : c’est ce réflexe qui peut sauver une vie.

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Source: European Society of Cardiology (www.escardio.org)

Dernière mise à jour: novembre 2017

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