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content5 <p> <span class="label">news</span> Il ne faut pas exagérer les compliments adressés à un enfant lorsque celui-ci présente une faible estime de lui-même. Le féliciter est une bonne chose, mais en faire trop lui met beaucoup de pression.<br><br>La tendance à sur-complimenter son enfant est naturelle. Ces psychologues américains (Ohio State University) emploient l’expression « inflated praise » (louange exagérée). Concrètement, cela revient à utiliser des qualificatifs comme <EM>« incroyable », « parfait », « fantastique »</EM>, plutôt que <EM>« c’est bien »</EM> ou même <EM>« c’est très bien »</EM>, par exemple. Or, disent-ils, <EM>« adressées à tort et à travers, ces félicitations trop appuyées sont contre-productives chez les enfants qui, paradoxalement, semblent en avoir le plus besoin, à savoir ceux qui manquent de confiance »</EM>.<br><h3>La pression devient trop forte</h3><br>Les spécialistes ont réalisé plusieurs tests qui ont montré que <b>la majorité des parents ont tendance à sur-complimenter leurs enfants</b>, mais surtout que cette réaction est bien plus fréquente – et pas toujours légitime - lorsque le môme présente une faible estime de lui-même. Une expérience a ainsi consisté à demander à un groupe d’enfants (trois cents au total) de reproduire un tableau de Van Gogh (Roses sauvages). Le résultat a été évalué par un prétendu peintre professionnel, qui a alors complimenté les jeunes participants en des termes raisonnablement positifs ou bien plus exagérés (sans que cela traduise forcément la qualité du travail).<br><br>Ensuite, il a été demandé aux enfants de copier d’autres dessins, qu’ils pouvaient choisir eux-mêmes :<br><br>• certains dessins étaient faciles à reproduire, mais on expliquait aux enfants que cela ne leur permettrait pas d’apprendre grand-chose<br>• d’autres étaient beaucoup plus complexes, sachant alors, disait le soi-disant peintre, que <EM>« vous risquez de commettre des erreurs, mais vous apprendrez beaucoup »</EM><br><br><u><b>Que constate-t-on ?</b></u> Qu’après avoir été sur-complimenté pour sa copie du tableau de Van Gogh, un enfant qui manque de confiance en lui va ensuite choisir de reproduire les dessins les plus simples.<br><u><b>Pourquoi ?</b></u> <EM>« Si vous lui dites qu’il a incroyablement bien réussi une tâche, vous lui mettez une très forte pression. <b>Pour ne pas décevoir</b>, il va ressentir la nécessité de toujours faire les choses incroyablement bien et s’inquiéter de ne pas pouvoir répondre aux exigences à venir, ce qui va le freiner face à de nouveaux défis »</EM>, explique l’un des auteurs de cette étude. Pour les enfants à forte estime d’eux-mêmes, les choses sont très différentes, puisque ces sur-encouragements les stimulent.<br><br>Autrement dit, poursuit le spécialiste, les parents d’enfants peu confiants doivent évidemment les féliciter quand il y a lieu, tout en se retenant d’en faire trop. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Féliciter un enfant : oui, mais sans en rajouter

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news Il ne faut pas exagérer les compliments adressés à un enfant lorsque celui-ci présente une faible estime de lui-même. Le féliciter est une bonne chose, mais en faire trop lui met beaucoup de pression.

La tendance à sur-complimenter son enfant est naturelle. Ces psychologues américains (Ohio State University) emploient l’expression « inflated praise » (louange exagérée). Concrètement, cela revient à utiliser des qualificatifs comme « incroyable », « parfait », « fantastique », plutôt que « c’est bien » ou même « c’est très bien », par exemple. Or, disent-ils, « adressées à tort et à travers, ces félicitations trop appuyées sont contre-productives chez les enfants qui, paradoxalement, semblent en avoir le plus besoin, à savoir ceux qui manquent de confiance ».

La pression devient trop forte


Les spécialistes ont réalisé plusieurs tests qui ont montré que la majorité des parents ont tendance à sur-complimenter leurs enfants, mais surtout que cette réaction est bien plus fréquente – et pas toujours légitime - lorsque le môme présente une faible estime de lui-même. Une expérience a ainsi consisté à demander à un groupe d’enfants (trois cents au total) de reproduire un tableau de Van Gogh (Roses sauvages). Le résultat a été évalué par un prétendu peintre professionnel, qui a alors complimenté les jeunes participants en des termes raisonnablement positifs ou bien plus exagérés (sans que cela traduise forcément la qualité du travail).

Ensuite, il a été demandé aux enfants de copier d’autres dessins, qu’ils pouvaient choisir eux-mêmes :

• certains dessins étaient faciles à reproduire, mais on expliquait aux enfants que cela ne leur permettrait pas d’apprendre grand-chose
• d’autres étaient beaucoup plus complexes, sachant alors, disait le soi-disant peintre, que « vous risquez de commettre des erreurs, mais vous apprendrez beaucoup »

Que constate-t-on ? Qu’après avoir été sur-complimenté pour sa copie du tableau de Van Gogh, un enfant qui manque de confiance en lui va ensuite choisir de reproduire les dessins les plus simples.
Pourquoi ? « Si vous lui dites qu’il a incroyablement bien réussi une tâche, vous lui mettez une très forte pression. Pour ne pas décevoir, il va ressentir la nécessité de toujours faire les choses incroyablement bien et s’inquiéter de ne pas pouvoir répondre aux exigences à venir, ce qui va le freiner face à de nouveaux défis », explique l’un des auteurs de cette étude. Pour les enfants à forte estime d’eux-mêmes, les choses sont très différentes, puisque ces sur-encouragements les stimulent.

Autrement dit, poursuit le spécialiste, les parents d’enfants peu confiants doivent évidemment les féliciter quand il y a lieu, tout en se retenant d’en faire trop.

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Source: Psychological Science (http://pss.sagepub.com)

Dernière mise à jour: avril 2014

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