Maux de tête dus à un excès d’antidouleurs : la céphalée par abus médicamenteux
- Qu’est-ce que la céphalée par abus médicamenteux ?
- À partir de quand prend-on trop d’antidouleurs ?
- Quels sont les symptômes de la céphalée par abus médicamenteux ?
- Céphalée par abus médicamenteux, migraine ou céphalée de tension : comment faire la différence ?
- Comment traiter une céphalée par abus médicamenteux ?
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Vous prenez souvent des antidouleurs pour soulager vos maux de tête ? Au bout d’un certain temps, ces médicaments peuvent entretenir ou aggraver vos céphalées. C’est ce qu’on appelle des céphalées par abus médicamenteux. Elle touche surtout les personnes qui souffrent régulièrement de maux de tête, par exemple de migraine ou de céphalées de tension.
Qu’est-ce que la céphalée par abus médicamenteux ?
Quand on a souvent mal à la tête, on a vite le réflexe de prendre un antidouleur. Or, cela peut vous plonger dans un cercle vicieux. Les médicaments vous soulagent mais quand la douleur revient, vous en reprenez. Si c’est trop systématique, vous risquez d’entretenir ou même d’aggraver vos maux de tête. C’est ce qu’on appelle la céphalée par abus médicamenteux (CAM), également appelée céphalée par surconsommation médicamenteuse. On parle parfois aussi de « céphalée de rebond » ou de « céphalée induite par les médicaments ».
La céphalée par abus médicamenteux apparaît chez des personnes qui souffrent déjà d’un type de mal de tête et qui, pendant une période prolongée, prennent trop souvent des médicaments pour le soulager. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une migraine ou de céphalées de tension.
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À partir de quand prend-on trop d’antidouleurs ?
Vous prenez régulièrement un antidouleur contre le mal de tête ? Comptez combien de jours par mois vous y avez recours. Ce n’est pas le nombre de comprimés qui importe : si vous prenez du paracétamol le matin, le midi et le soir, cela compte pour un seul jour de prise.
- Paracétamol ou anti-inflammatoires comme l’ibuprofène, le naproxène ou le diclofénac : la limite est fixée à 15 jours par mois.
- Médicaments contre la migraine, comme les triptans, ou antidouleurs plus puissants, comme les opioïdes : la limite est de 10 jours par mois.
- Plusieurs types d’antidouleurs pris en alternance : là aussi, la limite peut se situer à 10 jours par mois.
Ces seuils s’appliquent lorsque ce rythme de prise se maintient pendant trois mois.
Voir aussi l'article : Peut-on associer paracétamol et ibuprofène ?
Quels sont les symptômes de la céphalée par abus médicamenteux ?
La céphalée médicamenteuse ne présente pas d’un tableau de symptômes typiques. Mieux vaut donc s’attarder sur la fréquence de vos maux de tête et à celle de vos prises de médicaments. Vous avez mal à la tête 15 jours ou plus par mois et, depuis plus de trois mois, vous prenez régulièrement un traitement pour vous soulager ? Il peut alors s’agir d’une céphalée par abus médicamenteux. Pour savoir si votre consommation est réellement excessive, tout dépend du médicament : comme expliqué plus haut, le seuil se situe à 10 ou 15 jours par mois. Tenir un agenda des maux de tête peut vous aider à y voir plus clair : notez les jours où vous avez mal à la tête, les médicaments que vous prenez et en quelle quantité.
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Céphalée par abus médicamenteux, migraine ou céphalée de tension : comment faire la différence ?
La céphalée médicamenteuse concerne généralement les personnes souffrant d’une autre forme de mal de tête, comme la migraine ou la céphalée de tension. On peut donc, par exemple, souffrir à la fois de migraine et de céphalée par abus médicamenteux. La prise répétée de médicaments peut rendre vos maux de tête plus fréquents ou en modifier les sensations. Il devient alors parfois difficile de distinguer ce qui relève de la migraine, de la céphalée de tension ou de l’abus de médicaments. Si vous mettez un terme à votre surconsommation de médicaments, le mal de tête d’origine peut redevenir plus net. Votre médecin pourra alors déterminer avec vous la meilleure façon de le traiter.
Voir aussi l'article : Mal de tête au réveil : 15 causes possibles
Comment traiter une céphalée par abus médicamenteux ?
Pour mettre fin à ce cercle vicieux, vous devez cesser de prendre les analgésiques surconsommés. Demandez à votre médecin quelle est la meilleure approche pour arrêter, car tout dépend du type de médicament que vous prenez. Les premiers jours, le mal de tête peut s’aggraver. C’est temporaire. Vous pouvez également souffrir d’autres symptômes de sevrage, tels que des nausées, des troubles du sommeil ou de l'agitation. Par la suite, les maux de tête s’atténuent chez la plupart des patients. La céphalée de tension ou la migraine peuvent en revanche revenir.
Ne remplacez pas simplement un antidouleur par un autre : vous risqueriez de rester prisonnier du même cercle vicieux. Votre médecin pourra examiner avec vous comment mieux traiter votre mal de tête d’origine et si un traitement de fond (préventif) pourrait vous aider. De quoi éviter de retomber dans une consommation excessive d’antidouleurs.
Sources :
https://ichd-3.org
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov
https://richtlijnendatabase.nl
https://www.farmacotherapeutischkompas.nl
https://migrainetrust.org
https://www.mayoclinic.org













