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Douleurs à la vulve : trop peu de femmes consultent

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news La vulvodynie concerne une proportion importante de femmes, mais beaucoup d’entre elles ne s’adressent pas à un médecin.

Ces douleurs vulvaires persistantes (souvent ressenties comme des brûlures) affectent notablement la vie sexuelle et se caractérisent par l’absence de cause bien définie, comme par exemple une infection.

Cette équipe de l’université du Michigan a conduit une étude auprès de quelque 20.000 femmes âgées de 18 à 40 ans, afin de mieux cerner les réalités de ce problème. Il s’avère que 8% d’entre elles déclarent avoir souffert d’au moins un épisode de vulvodynie ayant duré trois mois ou davantage. Le plus souvent, cela survient pour la première fois avant l’âge de 25 ans. L’incidence décroît ensuite jusqu’à 35 ans, puis augmente à nouveau à l’approche de la quarantaine.

Des conséquences importantes


L’un des éléments majeurs de cette enquête porte sur une prise en charge très insuffisante. En effet, selon les répartitions régionales, entre un tiers et la moitié des femmes déclarent ne pas avoir consulté un médecin pour ces troubles, malgré leur persistance et leurs conséquences pour la sexualité, et le bien-être de manière générale. Et parmi celles qui ont consulté, la moitié indiquent n’avoir pas bénéficié de mesures thérapeutiques spécifiques.

Comme l’explique le Dr Marine Joras (Journal international de médecine), « cette étude met en lumière la forte prévalence des vulvodynies et l’insuffisance de leur prise en charge, des résultats qui justifient une meilleure formation des praticiens pour que ces troubles soient mieux détectés et mieux traités ». Cette étude ayant été réalisée aux Etats-Unis, ses résultats ne peuvent pas être extrapolés tels quels à la situation dans d’autres pays. Néanmoins, sur le fond, ils dégagent des enseignements dont il convient de tenir compte partout.

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Source: American Journal of Obstetrics & Gynecology (www.ajog.org)

Dernière mise à jour: avril 2014

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