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La masturbation : non seulement normale, mais souhaitable

news La masturbation à l’adolescence présente des bénéfices pour le développement sexuel et affectif, tant des filles que des garçons. Mais le sujet reste tabou.

Nos confrères de Santé Log détaillent les résultats de cette vaste étude publiée dans la revue « Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine ». L’intention des chercheurs consistait à évaluer la prévalence de la masturbation au sein d’une population de quelque 2.000 adolescents américains, et d’établir les liens avec d’autres types de comportements sexuels.

Premier point : la pratique n’est associée à aucun risque particulier de type grossesse non désirée ou infection sexuellement transmissible. Au contraire : des travaux antérieurs, cités par les auteurs, ont établi un lien, côté féminin, entre la masturbation à l’adolescence et une sexualité ultérieure plus accomplie.

Au demeurant, une enquête réalisée parmi des adolescentes âgées de 16 à 18 ans avait mis en évidence le fait que celles qui avaient une opinion négative ou indifférente sur la masturbation s’exposaient à des premières expériences sexuelles moins satisfaisantes.

Trois enseignements majeurs

• L’étude dont il est question ici indique, d’abord, que la masturbation est une pratique normale et courante, qui concerne – plus ou moins régulièrement - l’écrasante majorité des garçons (63% à 14 ans, 80% à 17 ans), et environ la moitié des filles (43% à 14 ans, 58% à 17 ans).

• Elle est fortement associée, chez les unes comme chez les autres, à une activité sexuelle en partenariat. Autrement dit, elle n’exclut pas un développement affectif et sexuel naturel ; elle n’engendre pas de « repli sur soi », ne devient pas « la » norme sexuelle.

• La masturbation reste un sujet tabou dans le noyau familial, ainsi pour les professionnels de la santé, qui n’abordent pas – ou très rarement – le sujet, même dans le cadre d’une prise en charge liée à des soins de santé sexuelle. Il faut noter, à cet égard, que lorsque les adolescents sont invités à en parler, un sentiment de gêne, voire de culpabilité ou de honte, se dégage très souvent.
Conclusion des auteurs : la masturbation fait partir du développement affectif et sexuel normal, et permet même aux autres comportements sexuels de se développer. Son rôle est pourtant méconnu. Plusieurs sociétés américaines – comme l’American Academy of Pediatrics – recommandent d’ailleurs d’aborder le sujet lors des visites médicales, scolaires ou autres.

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Dernière mise à jour: juillet 2022

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