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Enfants souffre-douleur : le rôle de la génétique

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news Les déterminants génétiques jouent un rôle important dans le risque de victimisation d’un enfant à l’école.

« A l’école primaire, entre 5% et 10% des enfants vivent des situations de rejet ou de victimisation », explique le Pr Michel Boivin, chercheur à l’Ecole de psychologie de l’université Laval (Québec) et spécialiste du développement de l’enfant. « Ces rapports difficiles peuvent entraîner des problèmes scolaires, des ennuis de santé et un lot de complications psychologiques comme la dépression, l’anxiété et les idées suicidaires. C’est pour ces raisons qu’il est si important de savoir à quel moment apparaissent ces situations et quelles en sont les causes ».

Dans cette étude, il a suivi un groupe de huit cents jumeaux, dont 40% des monozygotes (« vrais »). Ils ont été évalués à la maternelle, ainsi qu’en première et en quatrième années du primaire. L’équipe a observé que chaque paire de jumeaux présentait d’importantes similarités en termes de difficultés relationnelles. Ceci ne signifie pas que tous y étaient confrontés, mais que le risque pouvait être attribué, pour une très large part, à des facteurs génétiques.

Le Pr Boivin poursuit : « Certaines caractéristiques génétiques, qui se répercutent sur l’apparence physique ou sur les comportements – notamment l’agressivité, l’impulsivité ou l’hyperactivité –, augmenteraient le risque de rejet ou de victimisation. La bonne nouvelle est qu'il est possible d'identifier dès la maternelle les enfants qui risquent d’avoir des rapports difficiles avec leurs pairs et d’intervenir rapidement. Il faut éviter que les caractéristiques personnelles qui les rendent peu populaires auprès des autres enfants créent un cercle vicieux de rejet et de victimisation ».

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Source: Child Development (http://onlinelibrary.wiley.)

Dernière mise à jour: mai 2013

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