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content5 <p> <span class="label">news</span> Les causes de la schizophrénie et des troubles dits « affectifs » (troubles de l'humeur) sont encore largement méconnues : néanmoins, un contexte infectieux pourrait jouer un rôle important.<br><br>Comme le rappelle le Dr Alain Cohen (Journal international de médecine), l’hypothèse immunitaire a été proposée dès 1929, quand un psychiatre suisse observe que <EM>« <b>les sujets nés vers la fin de l’hiver sont plus susceptibles de devenir schizophrènes</b>, peut-être en raison de l’augmentation des infections survenant en période hivernale »</EM>. Des enquêtes systématiques et à grande échelle ont confirmé la pertinence de ce constat, en révélant notamment une augmentation du risque de maladie mentale, et en particulier de schizophrénie, chez les personnes dont la mère a été exposée à une épidémie de grippe durant la grossesse.<br><h4>L'infection et/ou l'inflammation du cerveau</h4><br>Dans ce contexte, et au-delà de la grossesse, une équipe danoise a réalisé une enquête de très large envergure - plus d’un million de participants nés entre 1985 et 2002 - sur le lien entre les infections et le risque de trouble mental sévère. Il s’avère, poursuit le Dr Cohen, que les antécédents infectieux, surtout lorsqu’ils ont nécessité une <b>hospitalisation</b>, sont associés à un risque accru de schizophrénie et de troubles affectifs (troubles de l’humeur). Ceci est surtout mis en évidence - <EM>« le risque le plus prononcé »</EM> - en cas d’infection traitée par <b>antibiotiques</b> (contre les bactéries), mais beaucoup moins, ou pas du tout, avec les infections nécessitant l’administration d’un antiviral, d’un antimycosique (champignons) ou d’un antiparasitaire.<br><br>Comme l’explique le Dr Cohen, <EM>« dans l’attente de comprendre les mécanismes sous-jacents, on présume que cette majoration du risque de maladie psychiatrique en cas d’infection grave serait liée à un contexte infectieux et/ou inflammatoire affectant le cerveau, à des altérations du microbiome, à un déterminant génétique, ou à d’autres facteurs environnementaux »</EM>. Cette combinaison de paramètres soutient <b>l’hypothèse du caractère multifactoriel de la schizophrénie</b>, où l’infection pourrait tenir une place majeure. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Schizophrénie : la piste de l'infection

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news Les causes de la schizophrénie et des troubles dits « affectifs » (troubles de l'humeur) sont encore largement méconnues : néanmoins, un contexte infectieux pourrait jouer un rôle important.

Comme le rappelle le Dr Alain Cohen (Journal international de médecine), l’hypothèse immunitaire a été proposée dès 1929, quand un psychiatre suisse observe que « les sujets nés vers la fin de l’hiver sont plus susceptibles de devenir schizophrènes, peut-être en raison de l’augmentation des infections survenant en période hivernale ». Des enquêtes systématiques et à grande échelle ont confirmé la pertinence de ce constat, en révélant notamment une augmentation du risque de maladie mentale, et en particulier de schizophrénie, chez les personnes dont la mère a été exposée à une épidémie de grippe durant la grossesse.

L'infection et/ou l'inflammation du cerveau


Dans ce contexte, et au-delà de la grossesse, une équipe danoise a réalisé une enquête de très large envergure - plus d’un million de participants nés entre 1985 et 2002 - sur le lien entre les infections et le risque de trouble mental sévère. Il s’avère, poursuit le Dr Cohen, que les antécédents infectieux, surtout lorsqu’ils ont nécessité une hospitalisation, sont associés à un risque accru de schizophrénie et de troubles affectifs (troubles de l’humeur). Ceci est surtout mis en évidence - « le risque le plus prononcé » - en cas d’infection traitée par antibiotiques (contre les bactéries), mais beaucoup moins, ou pas du tout, avec les infections nécessitant l’administration d’un antiviral, d’un antimycosique (champignons) ou d’un antiparasitaire.

Comme l’explique le Dr Cohen, « dans l’attente de comprendre les mécanismes sous-jacents, on présume que cette majoration du risque de maladie psychiatrique en cas d’infection grave serait liée à un contexte infectieux et/ou inflammatoire affectant le cerveau, à des altérations du microbiome, à un déterminant génétique, ou à d’autres facteurs environnementaux ». Cette combinaison de paramètres soutient l’hypothèse du caractère multifactoriel de la schizophrénie, où l’infection pourrait tenir une place majeure.

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Source: Acta Psychiatrica Scandinavica (http://onlinelibrary.wiley.)

Dernière mise à jour: avril 2017

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