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Cigarette : avez-vous cette mutation génétique fréquente ?

news Le sevrage tabagique est une véritable épreuve. Elle pourrait être rendue encore plus difficile par une mutation génétique qui concerne une proportion importante de la population.

Dans les poumons, la nicotine est rapidement absorbée par la circulation sanguine, et elle se distribue alors dans divers organes, dont le cerveau, qu’elle atteint en une dizaine de secondes. Là, elle se fixe sur les récepteurs nicotiniques, qu’elle va activer, favorisant alors la libération de dopamine : c’est la sensation de plaisir. Ce processus permet d’expliquer le phénomène d’addiction et d’accoutumance. L’arrêt du tabac est une démarche (très) compliquée pour l’écrasante majorité des fumeurs, dans la mesure où le cerveau - et plus spécifiquement le « circuit de la récompense », dans lequel intervient la dopamine - réclame sa dose.

Une équipe française démontre que la voie du sevrage est encore plus pénible pour ceux qui présentent une mutation génétique particulière sur le récepteur nicotinique. Or, il s’avère que cette mutation concernerait 35% de la population européenne, ce qui est énorme. Des expériences sur le rat, complétées par d’autres approches, montrent que cette mutation non seulement expose à un risque accru d’addiction au tabac, mais qu’elle induit aussi une demande plus forte de nicotine, tout en augmentant le risque de rechute lors d’une tentative de sevrage.

L’aspect positif, souligne Le Quotidien du Médecin, c’est que cette découverte pourrait contribuer à la mise au point de médicaments qui ciblent spécifiquement les récepteurs nicotiniques portant cette mutation, avec l’espoir d’une meilleure efficacité pour aider les fumeurs à décrocher.

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Source: Current Biology (www.cell.com/current-biolog)

Dernière mise à jour: juillet 2022

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