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Exercice physique : le cerveau n'aime pas les longues pauses

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news Si les recommandations prônent une activité physique régulière et continue dans le temps, cela n’est pas le fait du hasard : ainsi, arrêter trop longtemps n’est pas idéal pour le cerveau.

Tous les acquis ne sont certainement pas perdus, bien sûr, mais ce que montre cette équipe américaine (université du Maryland), c’est que les conséquences d’un arrêt se manifestent très rapidement. Les chercheurs ont recruté des joggeurs aguerris, dans la cinquantaine, et qui couraient au moins quatre heures par semaine depuis de longues années. Le fait qu’il s’agisse d’athlètes avec une excellente capacité d’endurance ajoute encore à la pertinence des observations, estiment les spécialistes. Il leur a été demandé de stopper net l’entraînement, tout en s’abstenant de pratiquer une activité physique vigoureuse, et ceci pendant une période de dix jours. Avant et juste après, le flux sanguin cérébral au repos a été évalué par résonance magnétique, avec une attention spécifique accordée à la matière grise et à l’hippocampe (qui joue un rôle central dans la mémoire et l’attention, notamment).

Les résultats montrent une baisse « significative » du flux sanguin dans toute série de régions du cerveau (matière grise), dont l’hippocampe. Autrement dit, l’activité physique est importante pour « muscler » le cerveau (et le cœur !), et elle doit être régulière pour maintenir ce bénéfice. Bien sûr, ces dix jours d’arrêt ne sont pas catastrophiques, loin s’en faut, et le fait de reprendre l’entraînement rétablit le rythme optimal du flux sanguin. L’enseignement, c’est qu’il faut s’accrocher jour après jour, semaine après semaine, pour profiter pleinement de tous les bénéfices apportés par le sport.

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Source: Frontiers in Aging Neuroscience (http://journal.frontiersin.)

Dernière mise à jour: novembre 2020

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