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Les plantes, reines de la décontamination

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news Les végétaux ont un puissant pouvoir de décontamination des sols et ces mécanismes intéressent de près les spécialistes.

C’est le cas, parmi d’autres, de cette équipe du laboratoire de géochimie des sols de l’université de Montréal. « Nous commençons tout juste à percer les mystères des interactions entre les micro-organismes, les particules terrestres et les racines », explique l’un des chercheurs.

Cette activité extrêmement intense se déroule dans la rhizosphère, la zone voisine des racines, qui s’alimentent en éléments nutritifs mais qui absorbent aussi des polluants. Elles les pompent atome par atome et les stockent, selon les espèces, dans leurs racines, leurs tiges et leurs feuilles. Une meilleure connaissance de ce phénomène appelé phytoextraction pourrait permettre de développer des techniques performantes de décontamination.

Des solutions écologiques


L’équipe canadienne étudie notamment les propriétés du saule, qui paraît particulièrement efficace pour extraire le zinc et le cadmium, mais moins le plomb, par exemple. Chaque végétal présente des spécificités qu’il est nécessaire de mieux connaître. Ainsi, le fait que les contaminants soient stockés dans les feuilles signifie que celles-ci peuvent être coupées sans qu’il soit nécessaire d’arracher la plante. Par contre, cette opération est indispensable si les polluants sont emmagasinés dans les racines.

« Je crois que nous serons bientôt en mesure de proposer des solutions de décontamination très intéressantes », poursuit l’un des biochimistes. Une approche beaucoup plus écologique que les techniques industrielles de dépollution, mais qui souligne aussi combien la préservation des sols agricoles est cruciale pour la sécurité de la chaîne alimentaire.

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Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)

Dernière mise à jour: août 2015

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