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content5 <p> <span class="label">news</span> Les conjoints de patientes souffrant d’un cancer du sein s’exposent à des niveaux de stress extrêmement élevés, avec un éventail de symptômes physiques.<br><br>Cette étude américaine a porté sur une trentaine d’époux de patientes soignées pour un cancer du sein. L’âge moyen des participants était de 58 ans, et les couples étaient mariés, en moyenne, depuis vingt-six ans. Pour la moitié des dames, le diagnostic de tumeur mammaire avait été posé voici environ cinq ans, et elles ont connu une rechute quelques mois avant le début de cette étude. Pour l’autre moitié, une guérison est intervenue six ans après le diagnostic.<table class="designed" cellspacing="0" cellpadding="3" width="100%"><td>Les maris ont été invités à répondre à plusieurs questionnaires, destinés à <B>déterminer leurs niveaux de stress associés à la maladie de leur épouse</B>, ainsi que <B>les symptômes physiques qui pouvaient y être liés</B>. Leur fonction immunitaire a été mesurée par analyse de sang. L’évaluation du stress a reposé sur une échelle qui intègre, en particulier, les pensées et les expériences négatives de type « rappels douloureux ».</td></table>A partir d’un score de 26, un événement est considéré comme à très fort impact sur le niveau de stress. Les messieurs dont l’épouse a connu une rechute se situaient, en moyenne, à 26,25 ; avec des pics bien au-delà pour certains. La moyenne globale s’établit à 17,59. <B>Sentiment de culpabilité, dépression et peur de perdre l’autre</B> sont les principales sources de ce stress chronique. Qui se traduit par des signes physiques, comme <B>une grande fatigue, des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, ou encore des problèmes respiratoires</B>. Enfin, les analyses révèlent que <B>la fonction immunitaire est notablement perturbée</B>.<br><br>Les auteurs de ces recherches (Ohio State University) indiquent : <EM>« Ces hommes connaissent une détresse importante et présentent de vrais troubles physiques, mais ils ne viennent pas spontanément chercher des soins médicaux pour eux-mêmes »</EM>. Ils ajoutent, à l’attention du corps médical : <EM><B>« En prenant soin de l’aidant, votre patient reçoit de meilleurs soins aussi »</B></EM>.<br><br>D’évidence, cette réalité est rencontrée dans toute situation de maladie grave, et concerne tout autant les épouses d’un mari malade, ou tout autre proche d’ailleurs. <B>Les aidants naturels sont des « patients cachés »</B>.<br><br>Ces travaux ont été publiés dans la revue « Brain, Behavior, and Immunity », et ont été soutenus par l’institut national américain de recherche contre le cancer (National Cancer Institute). </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Cancer : le conjoint, le « patient caché »

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news Les conjoints de patientes souffrant d’un cancer du sein s’exposent à des niveaux de stress extrêmement élevés, avec un éventail de symptômes physiques.

Cette étude américaine a porté sur une trentaine d’époux de patientes soignées pour un cancer du sein. L’âge moyen des participants était de 58 ans, et les couples étaient mariés, en moyenne, depuis vingt-six ans. Pour la moitié des dames, le diagnostic de tumeur mammaire avait été posé voici environ cinq ans, et elles ont connu une rechute quelques mois avant le début de cette étude. Pour l’autre moitié, une guérison est intervenue six ans après le diagnostic.

Les maris ont été invités à répondre à plusieurs questionnaires, destinés à déterminer leurs niveaux de stress associés à la maladie de leur épouse, ainsi que les symptômes physiques qui pouvaient y être liés. Leur fonction immunitaire a été mesurée par analyse de sang. L’évaluation du stress a reposé sur une échelle qui intègre, en particulier, les pensées et les expériences négatives de type « rappels douloureux ».
A partir d’un score de 26, un événement est considéré comme à très fort impact sur le niveau de stress. Les messieurs dont l’épouse a connu une rechute se situaient, en moyenne, à 26,25 ; avec des pics bien au-delà pour certains. La moyenne globale s’établit à 17,59. Sentiment de culpabilité, dépression et peur de perdre l’autre sont les principales sources de ce stress chronique. Qui se traduit par des signes physiques, comme une grande fatigue, des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, ou encore des problèmes respiratoires. Enfin, les analyses révèlent que la fonction immunitaire est notablement perturbée.

Les auteurs de ces recherches (Ohio State University) indiquent : « Ces hommes connaissent une détresse importante et présentent de vrais troubles physiques, mais ils ne viennent pas spontanément chercher des soins médicaux pour eux-mêmes ». Ils ajoutent, à l’attention du corps médical : « En prenant soin de l’aidant, votre patient reçoit de meilleurs soins aussi ».

D’évidence, cette réalité est rencontrée dans toute situation de maladie grave, et concerne tout autant les épouses d’un mari malade, ou tout autre proche d’ailleurs. Les aidants naturels sont des « patients cachés ».

Ces travaux ont été publiés dans la revue « Brain, Behavior, and Immunity », et ont été soutenus par l’institut national américain de recherche contre le cancer (National Cancer Institute).

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Dernière mise à jour: juillet 2012

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