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Rhume et grippe : les hommes sont-ils des petites natures ?

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news Les hommes sont-ils vraiment des petites natures, se plaignent-ils plus que les femmes en cas d’infection respiratoire ? Sans doute, mais ce n’est pas de leur faute : ils sont plus vulnérables face à ces maladies.

Les messieurs exagèrent-ils leurs symptômes, donnant l’impression d’agoniser dès qu’ils sont accablés par un peu de fièvre et quelques éternuements ? Alors qu’il venait de récupérer d’une vilaine grippe, un chercheur canadien (Memorial University) a creusé la question.

Il a parcouru la littérature médicale consacrée à ce sujet, et en arrive à la conclusion que les données montrent clairement que les conséquences des infections respiratoires (symptômes, complications et mortalité) sont sensiblement plus sévères chez les hommes que chez les femmes, comme l’a notamment démontré une très large étude américaine d’une durée de dix ans. Des travaux sur la souris suggèrent que cette vulnérabilité serait liée aux hormones sexuelles. Ainsi, explique Le Figaro, les mâles avec des taux élevés de testostérone rencontrent bien plus de difficultés à se débarrasser du virus de la grippe que les femelles avec des taux importants d’œstrogène. Cette piste a été explorée chez l’être humain, et il s’avère que l’efficacité de la vaccination antigrippale dépend de la concentration en testostérone : l’hormone masculine atténue la réponse immunitaire.

Pourquoi cette sensibilité chez l’homme ? On n’en sait rien. Certains scientifiques pensent que l’évolution n’a pas favorisé le renforcement des défenses immunitaires des hommes, privilégiant d’autres acquis, car il était plus probable qu’ils décèdent d’un traumatisme que d’une infection. Mais il ne s’agit là que d’une hypothèse… très hypothétique.

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Source: BMJ (www.bmj.com)

Dernière mise à jour: novembre 2020

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