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Rire : les chatouilles et la joie, c'est très différent

news Joie, moquerie, chatouilles… : selon les circonstances, le rire n’a pas la même fonction et le processus sollicite des régions cérébrales différentes.

Deux études récentes ont exploré ce comportement. La première, conduite par une équipe suisse et allemande, s’est intéressée au rire spontané par rapport au rire provoqué par des chatouillements. Les cerveaux d’une cinquantaine de volontaires ont été observés, par résonance magnétique, dans ces situations.
Un : dans les deux cas, le lobule rolandique est activé. Cette région cérébrale est impliquée dans les mouvements du visage en réaction à des émotions (pour les pleurs, aussi).
Deux : lors du rire suscité par les chatouilles, l’hypothalamus intervient à son tour, sachant que cette structure est associée à une large gamme de fonctions anticipatrices et régulatrices (stress, douleur…).
Trois : le rire spontané déclenche quant à lui une activité dans le noyau accumbens, siège du système de récompense.

Autrement dit, le cerveau ne réagit pas de la même façon. C’est ce qu’ont également constaté ces spécialistes de l’université de Tübigen (Allemagne) après avoir étudié les réponses de sujets confrontés à trois types de rire, liés à la joie, à la moquerie ou aux chatouilles. Lorsqu’on entend quelqu’un rire de l’une ou l'autre de ces manières, les connexions cérébrales diffèrent : la joie et la moquerie activent les mécanismes de traitement de l’information sociale – ils s’inscrivent dans un contexte de communication entre individus -, alors que le chatouillement relève davantage de la sphère acoustique et des zones cérébrales qui y sont particulièrement sensibles.

De fait, un simple éclat de rire est bien plus complexe qu'il y paraît.

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Source: Cerebral Cortex (http://cercor.oxfordjournal) et PLoS One (www.plosone.org)

Dernière mise à jour: juillet 2022

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