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Bébé nourri à la demande, enfant plus intelligent ?

news Un nourrisson allaité à la demande, au sein ou au biberon, affiche plus tard un meilleur QI qu’un bébé nourri selon un horaire strict.

C’est la conclusion avancée par une équipe de l’université d’Essex (Angleterre), qui a procédé sur un panel de plus de dix mille enfants, nés dans le courant des années 90. Ils ont d’abord été distingués selon que leur maman les nourrissait, bébés, selon un planning défini ; ou qu’elle les alimentait à leur demande. Un questionnaire a permis de mieux cerner certains aspects du profil maternel et de l’environnement familial ; alors qu’une évaluation du QI (quotient intellectuel) de l’enfant a été réalisée à l’âge de 8 ans, sachant que d’autres tests de « performance » sont intervenus à 5, 7, 11 et 14 ans. Résultat brut : 4 à 5 points de QI au bénéfice des mômes allaités à la demande, et des résultats scolaires légèrement supérieurs.

Des résultats à nuancer, toutefois. D’abord, le lien de cause à effet direct entre le « timing » de l’allaitement et le QI n’est pas expliqué. Et des facteurs parentaux et sociologiques sont à prendre en considération, comme le niveau d’éducation des parents, leur mode de vie, l’état de santé de la maman, le revenu familial… ; qui peuvent influer à la fois sur le processus d’allaitement et sur le développement intellectuel de l’enfant. Ensuite, la différence est finalement faible, et ne pénalise pas les chances de réussite scolaire. Enfin, il faut évidemment tenir compte du bien-être de la maman, qui repose notamment, pour beaucoup d’entre elles, sur une planification des repas du bébé.

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Dernière mise à jour: juillet 2022

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