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2 Quels sont les symptômes de la BPCO ?
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content5 <p> <span class="label">dossier</span> <p>La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique et d’évolution lente qui provoque une obstruction persistante des voies respiratoires et des difficultés à respirer. Le tabagisme et la pollution sont des facteurs de risque majeur de BPCO. Comment identifier les symptômes ? Un traitement est-il possible ? Quel est l'espérance de vie des patients BPCO ?</p> </p> <div class="clear"></div>
content5link <p> <A class="subtopic" HREF="/article/pollution/la-pollution-de-lair-fait-perdre-3-annees-de-vie-30545"> <A class="subtopic" HREF="https://fr.gezondheid.be/article/pollution/la-pollution-de-lair-fait-perdre-3-annees-de-vie-30545"> Voir aussi l'article : La pollution de l'air fait perdre 3 années de vie</A></p>
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restcontent5 <h2 id="2">Qu’est-ce que la BPCO ?</h2> <p> <p>La BPCO associe, à des degrés variables, une atteinte des petites voies respiratoires et du tissu pulmonaire. Elle peut notamment comporter une bronchite chronique et/ou un emphysème, mais ces deux anomalies ne sont pas obligatoirement présentes chez tous les patients.</p><ul><li>La <span style="font-weight: bold;">bronchite chronique </span>correspond classiquement à une toux et des expectorations présentes pendant au moins trois mois par an durant deux années consécutives, après exclusion d’autres causes. Elle peut être présente chez des patients atteints de BPCO, mais elle ne définit pas à elle seule la maladie.</li><li>L'<span style="font-weight: bold;">emphysème</span> se caractérise par une détérioration progressive des alvéoles et de leurs parois. Les poumons perdent leur élasticité et l'air reste partiellement emprisonné dans les poumons lors de l'expiration. En conséquence, l'air s'accumule dans les poumons et ne peut plus être expiré, ce qui provoque un essoufflement progressif et oblige le patient à interrompre son activité physique pour reprendre son souffle.<br><br></li></ul> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/infections-respiratoires/bronchite-causes-symptomes-et-traitements-13172"> Voir aussi l'article : Bronchite : causes, symptômes et traitements</A></p> </p> <div id="bc-below-para-1" class="bc-placeholder"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div> <p> <div class="imagebox centeralign full"> <img src="https://image.gezondheid.be/xtra/Getty_copd_longen_2023.jpg" title="© Getty Images" alt="Getty_copd_longen_2023.jpg" loading="lazy" > <p class="caption">© Getty Images</p> </div> <p>La BPCO peut rester longtemps peu symptomatique. Les symptômes apparaissent souvent à l’âge adulte et peuvent progressivement limiter les activités quotidiennes. La maladie peut également être sous-diagnostiquée pendant plusieurs années.</p><p>La BPCO est une maladie traitable mais actuellement incurable. Les traitements peuvent réduire les symptômes, améliorer la capacité à l’effort, diminuer le risque d’exacerbations et améliorer la qualité de vie. Ils ne permettent toutefois pas de régénérer un tissu pulmonaire détruit par l’emphysème.</p> </p> <h2 id="3">Tabac, pollution et autres facteurs de risque de la BPCO</h2> <p> <p>Cette dégradation de la fonction pulmonaire est la conséquence d’une réaction inflammatoire anormale des poumons à des particules de poussière ou des gaz toxiques. </p><p><span style="font-weight: bold;">Le tabagisme</span> est le principal facteur de risque de BPCO dans les pays à revenu élevé. Selon l’OMS, il est responsable de plus de 70 % des cas de BPCO dans ces pays. Il n’existe pas de quantité de cigarettes ou de durée de tabagisme à partir de laquelle une BPCO apparaît systématiquement. Le risque dépend de l’exposition cumulée mais également de facteurs individuels et environnementaux.</p><p>Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, <span style="font-weight: bold;">la pollution de l’air intérieur</span> et d’autres expositions jouent également un rôle important.</p><p><span style="font-weight: bold;">D’autres facteurs</span> peuvent intervenir, notamment les expositions professionnelles à des poussières, fumées ou produits chimiques, la pollution de l’air, certaines infections respiratoires au cours de l’enfance, un développement pulmonaire insuffisant, l’asthme et, plus rarement, un déficit génétique en alpha-1-antitrypsine.</p><p>Arrêter de fumer reste l’une des mesures les plus importantes pour les personnes atteintes de BPCO qui fument encore.</p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/bpco/video-tabac-et-bpco-29545"> Voir aussi l'article : Vidéo : Tabac et BPCO</A></p> </p> <h2 id="4">Quels sont les symptômes de la BPCO ?</h2> <p> <p>Les symptômes les plus fréquents sont : </p><ul><li>une <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/toux" target="_blank">toux</a> chronique, avec ou sans expectorations, qui peut se manifester toute la journée ou survenir uniquement le matin au réveil.&nbsp;</li><li>une toux productive avec la présence de glaires (expectorations).</li><li>une respiration sifflante</li><li>une sensation d’<a href="https://www.passionsante.be/rubrique/essoufflement" target="_blank">essoufflement</a> (dyspnée) : d’abord lors d'efforts physiques puis éventuellement pour des activités moins importantes. Les patients ne sont de ce fait plus capables d’effectuer leurs activités quotidiennes ou même de marcher sur une courte distance. De nombreuses personnes atteintes de BPCO rencontrent des problèmes pour monter les escaliers ou reprendre leur souffle. La dyspnée peut survenir la première fois lors du jardinage, lors d’une marche en montée ou même simplement à la maison. Les gens qui souffrent de BPCO marchent généralement plus lentement que les gens de leur âge. Avec les années, cette dyspnée peut se manifester plus fréquemment, généralement lors d’efforts de moins en moins intenses.</li><li>une fatigue et une diminution progressive de la tolérance à l’effort.<br><br></li></ul><p></p><p>Les symptômes varient considérablement d’un patient à l’autre. Une personne atteinte de BPCO peut notamment être essoufflée sans avoir une toux ou des expectorations importantes.</p><p>La maladie peut être marquée par des exacerbations, c’est-à-dire des épisodes au cours desquels l’essoufflement, la toux et/ou les expectorations s’aggravent au-delà des variations habituelles et nécessitent une adaptation du traitement.</p><p>Les exacerbations peuvent être déclenchées notamment par des infections respiratoires, la pollution ou d'autres irritants. Leur gravité est variable : certaines sont traitées à domicile, tandis que d’autres nécessitent une hospitalisation et, dans les formes les plus sévères, une assistance ventilatoire.</p><p></p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/essoufflement/essoufflement-les-causes-possibles-36335"> Voir aussi l'article : Essoufflement : les causes possibles</A></p> </p> <h2 id="5">Quelle est la différence entre la BPCO et l’asthme ?</h2> <p> L’asthme et la BPCO sont deux maladies différentes, même si certains symptômes peuvent se chevaucher.<p></p><p>L’<a href="https://www.passionsante.be/rubrique/asthme" target="_blank">asthme</a> est une affection inflammatoire chronique des voies respiratoires qui se caractérise par des poussées périodiques de rétrécissement des voies respiratoires et par de l’essoufflement. En dehors des crises, un patient asthmatique présente une respiration normale. Dans le cas de la BPCO, en revanche, le rétrécissement des voies respiratoires est permanent. La sensation d’essoufflement est dès lors aussi présente quotidiennement.&nbsp;</p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/asthme/asthme-les-symptomes-dalerte-11318"> Voir aussi l'article : Asthme : les symptômes d'alerte</A></p> </p> <p> <table class="designed" cellspacing="0" cellpadding="3" width="100%"> <tbody> <tr> <th nowrap="" valign="top"> </th> <th nowrap="" valign="top"> <p align="center"> Asthme </p> </th> <th nowrap="" valign="top"> <p align="center"> BPCO </p> </th> </tr> <tr> <td valign="top"> <p> <strong>Apparition</strong> </p> </td> <td valign="top"> <p> Tous les âges </p> </td> <td valign="top"> <p> > 40 ans </p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p> <strong>Evolution</strong> </p> </td> <td valign="top"> <p> Majoritairement favorable </p> </td> <td valign="top"> <p> Graduellement progressive </p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p> <strong>Espérance de vie</strong> </p> </td> <td valign="top"> <p> Majoritairement normale </p> </td> <td valign="top"> <p> Diminue </p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p> <strong>Diagnostic</strong> </p> </td> <td valign="top"> <p> Débitmètre de pointe ou spiromètre </p> </td> <td valign="top"> <p> Spiromètre </p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p> <strong>Réversibilité après</strong> <br/> <strong>bronchodilatation</strong> </p> </td> <td valign="top"> <p> Présente </p> </td> <td valign="top"> <p> Absente </p> </td> </tr> <tr> <td valign="top"> <p> <strong>Fonction pulmonaire</strong> </p> </td> <td valign="top"> <p> (Quasiment) normale lors d'une prise en charge optimale </p> </td> <td valign="top"> <p> Diminue, aussi lors d'une prise en charge normale </p> </td> </tr> </tbody> </table> </p> <h2 id="6">Comment la BPCO est-elle établie (diagnostic) ?</h2> <p> <p>La BPCO doit être envisagée chez une personne présentant notamment un essoufflement, une toux chronique, des expectorations, des infections respiratoires répétées ou une exposition à des facteurs de risque tels que le tabac, la pollution ou certaines expositions professionnelles.</p><p>Le diagnostic doit ensuite être confirmé par un simple test respiratoire, appelé spirométrie. Il est important que ce diagnostic soit établi le plus précocement possible pour éviter une évolution ultérieure de la maladie.</p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/medecins/toux-quand-fautil-consulter-un-medecin-12800"> Voir aussi l'article : Toux persistante : quand faut-il consulter un médecin ?</A></p> </p> <table class="designedkader" cellspacing="0" cellpadding="3" width="100%"> <tbody> <tr><td> <p> <h3><span style="font-weight: bold;">Spirométrie</span></h3><p>Une spirométrie est un simple examen fonctionnel qui peut également être réalisé par le médecin traitant. Il mesure notamment le volume expiratoire maximal en une seconde (VEMS ou FEV1) et la capacité vitale forcée (CVF ou FVC). La présence d'une obstruction persistante des voies respiratoires est évaluée notamment à partir du rapport VEMS/CVF après administration d'un bronchodilatateur.</p><p>Le seuil de référence utilisé par GOLD est un rapport VEMS/CVF post-bronchodilatateur inférieur à 0,70. Les recommandations GOLD/GLI publiées en 2026 soulignent toutefois que la spirométrie ne doit pas être interprétée isolément : le diagnostic doit être cohérent avec l'histoire clinique et l'exposition aux facteurs de risque. Les résultats proches du seuil peuvent nécessiter une répétition de l'examen.</p><p>Une spirométrie réalisée chez une personne totalement asymptomatique ne constitue pas, à elle seule, un programme de dépistage recommandé de la BPCO. La recherche active de cas chez les personnes présentant des symptômes ou des facteurs de risque est en revanche importante.</p> </p> </td></tr> </tbody></table> <h2 id="7">Quelle est l'espérance de vie d'un patient BPCO ?</h2> <p> <p>Il n’existe pas d’espérance de vie unique pour les personnes atteintes de BPCO. Le pronostic dépend plusieurs facteurs additionnés :&nbsp;</p><ul><li>la sévérité de l'obstruction respiratoire mesurée par le VEMS</li><li>l'indice de masse corporelle (IMC) et l'état de dénutrition</li><li>l’intensité de l’essoufflement</li><li>la fréquence et la sévérité des exacerbations de la maladie. Une exacerbation correspond à une aggravation des symptômes de la BPCO qui nécessite une adaptation du traitement.</li><li>L'arrêt ou non du tabac</li><li>La présence ou non d'un hypertension pulmonaire (fréquente dès les stade 3 de la maladie)</li><li>les performances à l'effort</li><li>les comorbidités : anémie, affections cardiovasculaires, dépression...&nbsp;<br><br></li></ul><p>Les maladies cardiovasculaires, le cancer du poumon et les infections respiratoires sont notamment des problèmes importants chez les personnes atteintes de BPCO. Les comorbidités sont fréquentes et peuvent influencer fortement le pronostic.</p><p>La BPCO constitue une cause majeure de décès dans le monde. Selon les données les plus récentes de l’OMS, elle était responsable d’environ 3,4 millions de décès en 2023 et constituait la troisième cause de décès dans le monde.</p> </p> <h2 id="8">Traitement de la BPCO</h2> <p> <p>Les traitements permettent&nbsp;de réduire les symptômes, d’améliorer la capacité à l’effort et la qualité de vie, et de diminuer le risque d’exacerbations. Ils sont adaptés à chaque patient en fonction notamment de ses symptômes, de ses exacerbations antérieures, de sa fonction respiratoire et de ses autres problèmes de santé.</p><h3><b>Arrêter de fumer</b></h3>Chez les personnes qui fument, l’arrêt du tabac constitue l’une des interventions les plus importantes. Il permet de réduire l’exposition à la principale cause évitable de progression de la BPCO et apporte des bénéfices quel que soit l’âge ou le stade de la maladie.<p></p><h3><b>Médicaments</b>&nbsp;</h3><ul><li>Les bronchodilatateurs font en sorte d’améliorer le flux d’air au sein des voies respiratoires. Ils sont considérés comme la pierre angulaire dans le traitement de la BPCO modérée, sévère et très sévère. </li><li>Les corticostéroïdes administrés par inhalation ne sont pas systématiquement prescrits à toutes les personnes atteintes de BPCO. Ils peuvent être ajoutés chez certains patients, notamment lorsque le risque d’exacerbations est important et selon le profil inflammatoire, en particulier le nombre d’éosinophiles sanguins. Le choix du traitement doit être individualisé. </li><li>Lors d’une exacerbation, un traitement supplémentaire peut être nécessaire, notamment des bronchodilatateurs de courte durée d’action et, dans certaines situations, une courte cure de corticostéroïdes systémiques. Les antibiotiques ne sont pas nécessaires pour toutes les exacerbations.<br><br></li></ul><p></p><h3><b>Réadaptation pulmonaire et activité physique</b></h3><p>La réadaptation pulmonaire occupe une place importante dans la prise en charge de la BPCO, particulièrement chez les patients qui présentent un essoufflement ou une limitation de leurs activités.</p><p>Elle associe notamment :</p><ul><li>un entraînement physique personnalisé ;</li><li>des exercices d’endurance et de renforcement musculaire ;</li><li>une éducation sur la maladie et ses traitements ;</li><li>l’apprentissage de stratégies permettant de mieux gérer l’essoufflement ;</li><li>lorsque cela est nécessaire, une prise en charge nutritionnelle et psychosociale.<br><br></li></ul><p>La réadaptation pulmonaire peut améliorer la capacité à l’effort, réduire la sensation d’essoufflement et améliorer la qualité de vie.</p><p>L’activité physique régulière doit également être encouragée. Elle doit cependant être adaptée aux capacités de chaque personne. Chez un patient très essoufflé ou très déconditionné, un programme encadré par une équipe spécialisée peut être préférable.</p><h3><span style="font-weight: bold;">Vaccinations et prévention des infections</span></h3><p>Les infections respiratoires peuvent provoquer des exacerbations de BPCO. La vaccination constitue donc un élément important de la prévention.</p><p>Selon l’âge, les facteurs de risque et les recommandations belges en vigueur, le médecin peut notamment recommander les vaccinations contre la grippe, le COVID-19 et les infections à pneumocoque, ainsi que d’autres vaccinations dans certaines situations.</p><p>La mise à jour des vaccinations doit être vérifiée régulièrement avec le médecin ou le pharmacien.</p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/maladies-respiratoires/bpco-bronchite-chronique-et-emphyseme-que-pouvezvous-faire-27460"> Voir aussi l'article : BPCO (bronchite chronique et emphysème) : que pouvez-vous faire ?</A></p> </p> <p> <h3><span style="font-weight: bold;">Oxygénothérapie</span></h3><p>L’oxygénothérapie de longue durée peut être proposée à certains patients présentant une hypoxémie chronique sévère, après une évaluation médicale précise.</p><p>Elle n’est pas destinée à traiter simplement la sensation d’essoufflement. Son indication repose notamment sur la mesure de l’oxygénation du sang et sur la persistance de cette insuffisance en oxygène.</p><p>Chez les patients concernés, l’oxygénothérapie peut être utilisée à domicile pendant une partie importante de la journée, selon la prescription médicale.</p><h3><span style="font-weight: bold;">Ventilation non invasive</span></h3><p>Chez certains patients présentant une BPCO très sévère et notamment une insuffisance respiratoire chronique avec accumulation de CO2, une ventilation non invasive à domicile peut être envisagée.</p><p>Cette technique utilise un masque relié à un appareil qui aide la respiration, généralement pendant le sommeil. Elle ne concerne qu’une partie des patients et nécessite une évaluation spécialisée.</p><h3><b>Alimentation</b></h3><p>Dans les formes avancées de BPCO, certains patients peuvent perdre du poids et surtout de la masse musculaire. Cette diminution de la masse musculaire peut réduire la capacité à l’effort et aggraver la fragilité.</p><p>Une évaluation nutritionnelle peut donc être utile chez les patients présentant une perte de poids, une dénutrition ou une diminution importante de la masse musculaire.</p><p>L’objectif n’est pas nécessairement de « faire grossir » le patient, mais de maintenir ou de restaurer un état nutritionnel et musculaire satisfaisant, en association avec une activité physique adaptée.</p> </p> <h2 id="8b">Chirurgie</h2> <p> <p>Dans certaines formes très sévères de BPCO, notamment certains emphysèmes, des traitements interventionnels peuvent être envisagés lorsque le traitement médical optimal ne suffit plus.</p><p>Selon les caractéristiques de l’emphysème, il peut notamment être question :</p><ul><li>d’une chirurgie de réduction de volume pulmonaire ;</li><li>de certaines techniques endobronchiques, par exemple la mise en place de valves chez des patients soigneusement sélectionnés ;</li><li>exceptionnellement, d’une transplantation pulmonaire.<br><br></li></ul><p>Ces traitements ne conviennent qu’à une minorité de patients et nécessitent une évaluation dans un centre spécialisé.</p> </p> <p> <p><span style="font-weight: bold;">Sources :<br></span><a href="https://tabacstop.be/detail/maladie" target="_blank">https://tabacstop.be</a><br><a href="https://www.cdc.gov/copd/index.html" target="_blank">https://www.cdc.gov</a><br><a href="https://www.longfonds.nl/longziekten/copd/wat-is-copd" target="_blank">https://www.longfonds.nl</a><br><a href="https://splf.fr/wp-content/uploads/2014/07/BPCO2010-5.pdf" target="_blank">https://splf.fr</a><br><br></p> <p></p> </p>
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Qu’est-ce que la BPCO ?

dossier

La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique et d’évolution lente qui provoque une obstruction persistante des voies respiratoires et des difficultés à respirer. Le tabagisme et la pollution sont des facteurs de risque majeur de BPCO. Comment identifier les symptômes ? Un traitement est-il possible ? Quel est l'espérance de vie des patients BPCO ?

Voir aussi l'article : La pollution de l'air fait perdre 3 années de vie

Qu’est-ce que la BPCO ?

La BPCO associe, à des degrés variables, une atteinte des petites voies respiratoires et du tissu pulmonaire. Elle peut notamment comporter une bronchite chronique et/ou un emphysème, mais ces deux anomalies ne sont pas obligatoirement présentes chez tous les patients.

  • La bronchite chronique correspond classiquement à une toux et des expectorations présentes pendant au moins trois mois par an durant deux années consécutives, après exclusion d’autres causes. Elle peut être présente chez des patients atteints de BPCO, mais elle ne définit pas à elle seule la maladie.
  • L'emphysème se caractérise par une détérioration progressive des alvéoles et de leurs parois. Les poumons perdent leur élasticité et l'air reste partiellement emprisonné dans les poumons lors de l'expiration. En conséquence, l'air s'accumule dans les poumons et ne peut plus être expiré, ce qui provoque un essoufflement progressif et oblige le patient à interrompre son activité physique pour reprendre son souffle.

Voir aussi l'article : Bronchite : causes, symptômes et traitements

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© Getty Images

La BPCO peut rester longtemps peu symptomatique. Les symptômes apparaissent souvent à l’âge adulte et peuvent progressivement limiter les activités quotidiennes. La maladie peut également être sous-diagnostiquée pendant plusieurs années.

La BPCO est une maladie traitable mais actuellement incurable. Les traitements peuvent réduire les symptômes, améliorer la capacité à l’effort, diminuer le risque d’exacerbations et améliorer la qualité de vie. Ils ne permettent toutefois pas de régénérer un tissu pulmonaire détruit par l’emphysème.

Tabac, pollution et autres facteurs de risque de la BPCO

Cette dégradation de la fonction pulmonaire est la conséquence d’une réaction inflammatoire anormale des poumons à des particules de poussière ou des gaz toxiques.

Le tabagisme est le principal facteur de risque de BPCO dans les pays à revenu élevé. Selon l’OMS, il est responsable de plus de 70 % des cas de BPCO dans ces pays. Il n’existe pas de quantité de cigarettes ou de durée de tabagisme à partir de laquelle une BPCO apparaît systématiquement. Le risque dépend de l’exposition cumulée mais également de facteurs individuels et environnementaux.

Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, la pollution de l’air intérieur et d’autres expositions jouent également un rôle important.

D’autres facteurs peuvent intervenir, notamment les expositions professionnelles à des poussières, fumées ou produits chimiques, la pollution de l’air, certaines infections respiratoires au cours de l’enfance, un développement pulmonaire insuffisant, l’asthme et, plus rarement, un déficit génétique en alpha-1-antitrypsine.

Arrêter de fumer reste l’une des mesures les plus importantes pour les personnes atteintes de BPCO qui fument encore.

Voir aussi l'article : Vidéo : Tabac et BPCO

Quels sont les symptômes de la BPCO ?

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • une toux chronique, avec ou sans expectorations, qui peut se manifester toute la journée ou survenir uniquement le matin au réveil. 
  • une toux productive avec la présence de glaires (expectorations).
  • une respiration sifflante
  • une sensation d’essoufflement (dyspnée) : d’abord lors d'efforts physiques puis éventuellement pour des activités moins importantes. Les patients ne sont de ce fait plus capables d’effectuer leurs activités quotidiennes ou même de marcher sur une courte distance. De nombreuses personnes atteintes de BPCO rencontrent des problèmes pour monter les escaliers ou reprendre leur souffle. La dyspnée peut survenir la première fois lors du jardinage, lors d’une marche en montée ou même simplement à la maison. Les gens qui souffrent de BPCO marchent généralement plus lentement que les gens de leur âge. Avec les années, cette dyspnée peut se manifester plus fréquemment, généralement lors d’efforts de moins en moins intenses.
  • une fatigue et une diminution progressive de la tolérance à l’effort.

Les symptômes varient considérablement d’un patient à l’autre. Une personne atteinte de BPCO peut notamment être essoufflée sans avoir une toux ou des expectorations importantes.

La maladie peut être marquée par des exacerbations, c’est-à-dire des épisodes au cours desquels l’essoufflement, la toux et/ou les expectorations s’aggravent au-delà des variations habituelles et nécessitent une adaptation du traitement.

Les exacerbations peuvent être déclenchées notamment par des infections respiratoires, la pollution ou d'autres irritants. Leur gravité est variable : certaines sont traitées à domicile, tandis que d’autres nécessitent une hospitalisation et, dans les formes les plus sévères, une assistance ventilatoire.

Voir aussi l'article : Essoufflement : les causes possibles

Quelle est la différence entre la BPCO et l’asthme ?

L’asthme et la BPCO sont deux maladies différentes, même si certains symptômes peuvent se chevaucher.

L’asthme est une affection inflammatoire chronique des voies respiratoires qui se caractérise par des poussées périodiques de rétrécissement des voies respiratoires et par de l’essoufflement. En dehors des crises, un patient asthmatique présente une respiration normale. Dans le cas de la BPCO, en revanche, le rétrécissement des voies respiratoires est permanent. La sensation d’essoufflement est dès lors aussi présente quotidiennement. 

Voir aussi l'article : Asthme : les symptômes d'alerte

Asthme

BPCO

Apparition

Tous les âges

> 40 ans

Evolution

Majoritairement favorable

Graduellement progressive

Espérance de vie

Majoritairement normale

Diminue

Diagnostic

Débitmètre de pointe ou spiromètre

Spiromètre

Réversibilité après
bronchodilatation

Présente

Absente

Fonction pulmonaire

(Quasiment) normale lors d'une prise en charge optimale

Diminue, aussi lors d'une prise en charge normale

Comment la BPCO est-elle établie (diagnostic) ?

La BPCO doit être envisagée chez une personne présentant notamment un essoufflement, une toux chronique, des expectorations, des infections respiratoires répétées ou une exposition à des facteurs de risque tels que le tabac, la pollution ou certaines expositions professionnelles.

Le diagnostic doit ensuite être confirmé par un simple test respiratoire, appelé spirométrie. Il est important que ce diagnostic soit établi le plus précocement possible pour éviter une évolution ultérieure de la maladie.

Voir aussi l'article : Toux persistante : quand faut-il consulter un médecin ?

Spirométrie

Une spirométrie est un simple examen fonctionnel qui peut également être réalisé par le médecin traitant. Il mesure notamment le volume expiratoire maximal en une seconde (VEMS ou FEV1) et la capacité vitale forcée (CVF ou FVC). La présence d'une obstruction persistante des voies respiratoires est évaluée notamment à partir du rapport VEMS/CVF après administration d'un bronchodilatateur.

Le seuil de référence utilisé par GOLD est un rapport VEMS/CVF post-bronchodilatateur inférieur à 0,70. Les recommandations GOLD/GLI publiées en 2026 soulignent toutefois que la spirométrie ne doit pas être interprétée isolément : le diagnostic doit être cohérent avec l'histoire clinique et l'exposition aux facteurs de risque. Les résultats proches du seuil peuvent nécessiter une répétition de l'examen.

Une spirométrie réalisée chez une personne totalement asymptomatique ne constitue pas, à elle seule, un programme de dépistage recommandé de la BPCO. La recherche active de cas chez les personnes présentant des symptômes ou des facteurs de risque est en revanche importante.

Quelle est l'espérance de vie d'un patient BPCO ?

Il n’existe pas d’espérance de vie unique pour les personnes atteintes de BPCO. Le pronostic dépend plusieurs facteurs additionnés : 

  • la sévérité de l'obstruction respiratoire mesurée par le VEMS
  • l'indice de masse corporelle (IMC) et l'état de dénutrition
  • l’intensité de l’essoufflement
  • la fréquence et la sévérité des exacerbations de la maladie. Une exacerbation correspond à une aggravation des symptômes de la BPCO qui nécessite une adaptation du traitement.
  • L'arrêt ou non du tabac
  • La présence ou non d'un hypertension pulmonaire (fréquente dès les stade 3 de la maladie)
  • les performances à l'effort
  • les comorbidités : anémie, affections cardiovasculaires, dépression... 

Les maladies cardiovasculaires, le cancer du poumon et les infections respiratoires sont notamment des problèmes importants chez les personnes atteintes de BPCO. Les comorbidités sont fréquentes et peuvent influencer fortement le pronostic.

La BPCO constitue une cause majeure de décès dans le monde. Selon les données les plus récentes de l’OMS, elle était responsable d’environ 3,4 millions de décès en 2023 et constituait la troisième cause de décès dans le monde.

Traitement de la BPCO

Les traitements permettent de réduire les symptômes, d’améliorer la capacité à l’effort et la qualité de vie, et de diminuer le risque d’exacerbations. Ils sont adaptés à chaque patient en fonction notamment de ses symptômes, de ses exacerbations antérieures, de sa fonction respiratoire et de ses autres problèmes de santé.

Arrêter de fumer

Chez les personnes qui fument, l’arrêt du tabac constitue l’une des interventions les plus importantes. Il permet de réduire l’exposition à la principale cause évitable de progression de la BPCO et apporte des bénéfices quel que soit l’âge ou le stade de la maladie.

Médicaments 

  • Les bronchodilatateurs font en sorte d’améliorer le flux d’air au sein des voies respiratoires. Ils sont considérés comme la pierre angulaire dans le traitement de la BPCO modérée, sévère et très sévère.
  • Les corticostéroïdes administrés par inhalation ne sont pas systématiquement prescrits à toutes les personnes atteintes de BPCO. Ils peuvent être ajoutés chez certains patients, notamment lorsque le risque d’exacerbations est important et selon le profil inflammatoire, en particulier le nombre d’éosinophiles sanguins. Le choix du traitement doit être individualisé.
  • Lors d’une exacerbation, un traitement supplémentaire peut être nécessaire, notamment des bronchodilatateurs de courte durée d’action et, dans certaines situations, une courte cure de corticostéroïdes systémiques. Les antibiotiques ne sont pas nécessaires pour toutes les exacerbations.

Réadaptation pulmonaire et activité physique

La réadaptation pulmonaire occupe une place importante dans la prise en charge de la BPCO, particulièrement chez les patients qui présentent un essoufflement ou une limitation de leurs activités.

Elle associe notamment :

  • un entraînement physique personnalisé ;
  • des exercices d’endurance et de renforcement musculaire ;
  • une éducation sur la maladie et ses traitements ;
  • l’apprentissage de stratégies permettant de mieux gérer l’essoufflement ;
  • lorsque cela est nécessaire, une prise en charge nutritionnelle et psychosociale.

La réadaptation pulmonaire peut améliorer la capacité à l’effort, réduire la sensation d’essoufflement et améliorer la qualité de vie.

L’activité physique régulière doit également être encouragée. Elle doit cependant être adaptée aux capacités de chaque personne. Chez un patient très essoufflé ou très déconditionné, un programme encadré par une équipe spécialisée peut être préférable.

Vaccinations et prévention des infections

Les infections respiratoires peuvent provoquer des exacerbations de BPCO. La vaccination constitue donc un élément important de la prévention.

Selon l’âge, les facteurs de risque et les recommandations belges en vigueur, le médecin peut notamment recommander les vaccinations contre la grippe, le COVID-19 et les infections à pneumocoque, ainsi que d’autres vaccinations dans certaines situations.

La mise à jour des vaccinations doit être vérifiée régulièrement avec le médecin ou le pharmacien.

Voir aussi l'article : BPCO (bronchite chronique et emphysème) : que pouvez-vous faire ?

Oxygénothérapie

L’oxygénothérapie de longue durée peut être proposée à certains patients présentant une hypoxémie chronique sévère, après une évaluation médicale précise.

Elle n’est pas destinée à traiter simplement la sensation d’essoufflement. Son indication repose notamment sur la mesure de l’oxygénation du sang et sur la persistance de cette insuffisance en oxygène.

Chez les patients concernés, l’oxygénothérapie peut être utilisée à domicile pendant une partie importante de la journée, selon la prescription médicale.

Ventilation non invasive

Chez certains patients présentant une BPCO très sévère et notamment une insuffisance respiratoire chronique avec accumulation de CO2, une ventilation non invasive à domicile peut être envisagée.

Cette technique utilise un masque relié à un appareil qui aide la respiration, généralement pendant le sommeil. Elle ne concerne qu’une partie des patients et nécessite une évaluation spécialisée.

Alimentation

Dans les formes avancées de BPCO, certains patients peuvent perdre du poids et surtout de la masse musculaire. Cette diminution de la masse musculaire peut réduire la capacité à l’effort et aggraver la fragilité.

Une évaluation nutritionnelle peut donc être utile chez les patients présentant une perte de poids, une dénutrition ou une diminution importante de la masse musculaire.

L’objectif n’est pas nécessairement de « faire grossir » le patient, mais de maintenir ou de restaurer un état nutritionnel et musculaire satisfaisant, en association avec une activité physique adaptée.

Chirurgie

Dans certaines formes très sévères de BPCO, notamment certains emphysèmes, des traitements interventionnels peuvent être envisagés lorsque le traitement médical optimal ne suffit plus.

Selon les caractéristiques de l’emphysème, il peut notamment être question :

  • d’une chirurgie de réduction de volume pulmonaire ;
  • de certaines techniques endobronchiques, par exemple la mise en place de valves chez des patients soigneusement sélectionnés ;
  • exceptionnellement, d’une transplantation pulmonaire.

Ces traitements ne conviennent qu’à une minorité de patients et nécessitent une évaluation dans un centre spécialisé.

Sources :
https://tabacstop.be
https://www.cdc.gov
https://www.longfonds.nl
https://splf.fr



Dernière mise à jour: août 2026

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