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Le gène qui fait trop manger et pas assez bouger

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news Les composantes génétiques de l’obésité sont diverses. Cette découverte met en évidence le rôle très particulier d’un gène altéré.

Le gène CEP19 est bien connu et code pour une protéine présente dans de nombreux tissus de l’organisme. Mais les observations de ces chercheurs de l’hôpital Mont Sinai (New York) sont inédites. Ils ont comparé les caractéristiques génétiques d’une même famille sur plusieurs générations. Certains de ses membres présentaient une obésité morbide, d’autres un indice de masse corporelle (IMC) satisfaisant. Tous sont nés avec un poids normal et les personnes en surpoids ont commencé à développer leur obésité vers l’âge de 3 ans.

Une nouvelle cible de recherches


La comparaison a montré que 90% des obèses affichent une altération du gène CEP19. Les spécialistes ont alors procédé à des expériences sur des souris génétiquement modifiées. Ils constatent que les rongeurs dont le gène CEP19 a été manipulé ont un poids corporel deux fois plus important que leur congénères, deux fois plus de graisse corporelle, alors que ces souris mangent nettement plus et bougent beaucoup moins. En plus, très tôt dans la vie, elles manifestent une intolérance au glucose et dès lors une susceptibilité au diabète.

Cette anomalie génétique ne peut évidemment pas expliquer à elle seule le processus de l’obésité : d’autres caractéristiques génétiques ont déjà été identifiées, auxquelles viennent se greffer des facteurs relevant du mode de vie, de l’environnement ou encore de la psychologie. Néanmoins, CEP19 représente une cible de recherches pour le moins intéressante.

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Source: The American Journal of Human Genetics (www.cell.com/AJHG) via Santé Log

Dernière mise à jour: mars 2014

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