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AUTEUR Pathologie Biologie (www.journals.elsevier.com/pathologie-biologie)
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10 ans, l’âge des gros cauchemars

123-p-kind-bed-nachtmerrie-170-11.jpg

news C’est vers 10 ans que les enfants sont les plus susceptibles de faire des cauchemars, alors que l’on commence aussi à percevoir des différences de contenu entre les filles et les garçons.

Selon les âges, les cauchemars et les mauvais rêves perturbent (plus ou moins) régulièrement le sommeil de 15 à 40% des enfants. Pour mieux préciser la situation, une équipe du département de psychologie de l’université de Montréal a entrepris de croiser les résultats d’une série d’études réalisées sur le sujet, et qui ont porté sur quelque 18.000 enfants âgés de 5 mois à 18 ans.

Concernant les mauvais rêves (qui altèrent le sommeil mais ne provoquent pas nécessairement l’éveil), on constate que lorsqu’ils affectent un enfant en bas-âge (grosso modo vers 2 ans), ils ont tendance à perdurer. A partir de l’âge préscolaire, il est relativement peu fréquent qu’ils apparaissent soudainement (et se produisent de manière régulière).

C’est tout le contraire pour les cauchemars, puisqu’il s’avère qu’ils connaissent un pic aux alentours des 10 ans, sachant que les filles en rapportent plus que les garçons. C’est entre 10 et 15 ans que l’on observe une différenciation des contenus, qui se confirme à l’âge adulte : pour schématiser, les garçons rêvent davantage de situations de violence (de toute nature), alors que les filles sont plus dans les conflits interpersonnels. Chez les plus jeunes, le cauchemar est peuplé de monstres et de sorcières et est empreint de sentiments d’abandon, comme la perte - ou l'éloignement - des parents.

Les chercheurs rappellent que des thérapies existent pour aider les enfants perturbés par leurs cauchemars. Ils ajoutent qu’ils poursuivent leurs travaux afin de mieux appréhender la nature et l’ampleur de ces répercussions.

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Source: Pathologie Biologie (www.journals.elsevier.com/p)

Dernière mise à jour: décembre 2014

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