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AUTEUR Annals of The New York Academy of Sciences (http://onlinelibrary.wiley.com/subject/code/LS00/titles)
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content5 <p> <span class="label">news</span> Le fait de prendre un certain plaisir à voir l’autre souffrir est un phénomène relativement banal. Pourquoi se réjouit-on du malheur des autres ?<br><br>Jusqu'à un certain point, bien sûr. Les Allemands utilisent le terme « Schadenfreude », que l’on pourrait traduire par « mauvaise joie », dans un sens passif : l’idée ne consiste pas à faire du mal pour en tirer du plaisir, mais à s’amuser – quitte à culpabiliser un peu… - des mésaventures des autres (comme en regardant ces vidéos de personnes victimes de chutes).<br><br>Des chercheurs de l’université de Princeton (New Jersey) ont cherché à mieux comprendre ce phénomène, qu’ils qualifient d’ailleurs de réaction « basique », <b>une sorte de réflexe instinctif partagé par la majorité d’entre nous</b>. Plusieurs expériences ont été conduites.<br><h3>Du supérieur hiérarchique à l'équipe de foot</h3><br>L’un de ces tests a consisté à demander à des volontaires d’observer une série de photos de sujets censés déclencher des sentiments différents : <b>la pitié, la fierté, le dégoût ou l’envie</b>. Les personnages ont ensuite été placés dans trois situations : positive (ils gagnent de l’argent), négative (une voiture les asperge en roulant dans une flaque) et neutre (ils se dirigent vers la salle de bains). L’activité électrique des muscles du visage a été mesurée par électromyographie afin d’objectiver les réactions, et notamment <b>le sourire de satisfaction</b> (même très discret).<br><br><u><b>Résultat</u></b> : les participants se sont particulièrement - mais pas seulement... - réjouis du malheur (situation négative) de ceux qu’ils enviaient le plus (à l’instar de ce playboy manifestement très riche). Les auteurs en déduisent que <EM><b>« beaucoup d’entre nous vont se réjouir du malheur de l’autre si cet autre est jalousé »</b></EM>. C’est également le cas, mais dans une moindre mesure, du dégoût, du rejet.<br><br>Les références au quotidien ne manquent évidemment pas : supérieur hiérarchique, collègue, voisin, membre de la famille..., le malheur des uns ne fait pas forcément celui des autres. <br><br>L’élément de compétition joue aussi un rôle, poursuivent ces psychologues, tout comme l’identité (l'identification). Ceci explique d’ailleurs qu’un supporter de foot se réjouira de la défaite d’une équipe « historiquement » rivale, et peu importe la compétition ou le classement, alors que celle d’une équipe neutre va le laisser relativement indifférent. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Sommes-nous tous un peu sadiques ?

123-p-vr-oog-bril-170-1.jpg

news Le fait de prendre un certain plaisir à voir l’autre souffrir est un phénomène relativement banal. Pourquoi se réjouit-on du malheur des autres ?

Jusqu'à un certain point, bien sûr. Les Allemands utilisent le terme « Schadenfreude », que l’on pourrait traduire par « mauvaise joie », dans un sens passif : l’idée ne consiste pas à faire du mal pour en tirer du plaisir, mais à s’amuser – quitte à culpabiliser un peu… - des mésaventures des autres (comme en regardant ces vidéos de personnes victimes de chutes).

Des chercheurs de l’université de Princeton (New Jersey) ont cherché à mieux comprendre ce phénomène, qu’ils qualifient d’ailleurs de réaction « basique », une sorte de réflexe instinctif partagé par la majorité d’entre nous. Plusieurs expériences ont été conduites.

Du supérieur hiérarchique à l'équipe de foot


L’un de ces tests a consisté à demander à des volontaires d’observer une série de photos de sujets censés déclencher des sentiments différents : la pitié, la fierté, le dégoût ou l’envie. Les personnages ont ensuite été placés dans trois situations : positive (ils gagnent de l’argent), négative (une voiture les asperge en roulant dans une flaque) et neutre (ils se dirigent vers la salle de bains). L’activité électrique des muscles du visage a été mesurée par électromyographie afin d’objectiver les réactions, et notamment le sourire de satisfaction (même très discret).

Résultat : les participants se sont particulièrement - mais pas seulement... - réjouis du malheur (situation négative) de ceux qu’ils enviaient le plus (à l’instar de ce playboy manifestement très riche). Les auteurs en déduisent que « beaucoup d’entre nous vont se réjouir du malheur de l’autre si cet autre est jalousé ». C’est également le cas, mais dans une moindre mesure, du dégoût, du rejet.

Les références au quotidien ne manquent évidemment pas : supérieur hiérarchique, collègue, voisin, membre de la famille..., le malheur des uns ne fait pas forcément celui des autres.

L’élément de compétition joue aussi un rôle, poursuivent ces psychologues, tout comme l’identité (l'identification). Ceci explique d’ailleurs qu’un supporter de foot se réjouira de la défaite d’une équipe « historiquement » rivale, et peu importe la compétition ou le classement, alors que celle d’une équipe neutre va le laisser relativement indifférent.

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Source: Annals of The New York Academy of Sciences (http://onlinelibrary.wiley.)

Dernière mise à jour: janvier 2014

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