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Parler de soi à la troisième personne, cela aide à relativiser

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news Dans une situation personnelle problématique, le fait de prendre de la distance en s’imaginant extérieur au conflit peut aider à aborder la situation avec plus de sérénité.

On se désinvestit tout en restant concerné, en quelque sorte. Une équipe américano-canadienne (université du Michigan et université de Waterloo) a réalisé deux expériences qui illustrent ce propos.

• Les participants (d’âges très divers) ont été invités à imaginer un scénario marqué par l’infidélité de leur partenaire ou concernant un couple d’amis. Ensuite, ils ont répondu à une série de questions destinées à cerner leurs réactions, sachant que ces questions étaient rédigées pour induire un raisonnement prudent, relativiser ses certitudes, prendre en compte le point de vue de chaque partie, considérer les solutions les plus raisonnables… Sans réelle surprise, les réponses sont plus sages lorsque le conflit relationnel implique un ami plutôt que soi-même.

• Dans la seconde expérience, même genre de scénario, sauf que les participants devaient aborder le problème soit à la première personne (« c’est moi que cela concerne »), soit à la troisième personne (« je me mets à la place d’un ami qui analyse ma situation »). Et il s’avère que le fait d’adopter un regard extérieur sur son propre problème permet de raisonner (presque) aussi sagement que lorsqu’on se penche sur les difficultés d’un ami.

En d’autres termes, expliquent les chercheurs, « prendre une position d’observateur lors d’un conflit personnel, parler de soi à la troisième personne, utiliser son nom lorsqu’on cherche une issue..., aide à prendre du recul et à décider avec davantage de sagesse ». Le résultat n'est évidemment pas garanti, mais rien n’empêche d’essayer.

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Source: Psychological Science (http://pss.sagepub.com)

Dernière mise à jour: septembre 2014

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