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Alzheimer et Parkinson : quelle protection du café ?

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news Des composants issus de la torréfaction du café pourraient exercer un effet protecteur contre les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, en perturbant l’activité de protéines clés dans leur développement.

A ce stade, les observations sont intéressantes, voire prometteuses. Des études antérieures ont suggéré que le café pouvait être bénéfique pour les facultés cognitives, et même contre la démence. Une équipe canadienne (Krembil Brain Institute) a cherché à comprendre pourquoi cette boisson était susceptible de diminuer le risque d’Alzheimer et de Parkinson.

Dans le cadre d’essais expérimentaux, les chercheurs ont constaté très tôt que l’effet protecteur ne pouvait pas être dû à la caféine, puisqu’il est observé aussi… avec le décaféiné. Ils ont ensuite identifié un groupe de composants, les phénylindanes, qui apparaissent à la suite du processus de torréfaction des grains de café. Leurs caractéristiques sont uniques, en ce sens qu’il s’agit des seules substances étudiées ici capables d’empêcher les protéines bêta-amyloïde et tau de s’agglomérer. Or, ce processus d’agglomération dans le cerveau est caractéristique des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. On ajoutera que plus le café est torréfié, plus il contient de phénylindanes.

Ceci ouvre la voie à des recherches passionnantes, puisque s’il se vérifie, en « situation réelle », que ces composants peuvent prévenir ou limiter la formation d’agrégats de protéines bêta-amyloïde et tau, cela pourrait déboucher sur une approche préventive. Mais nous n’en sommes pas encore là. En attendant, ceci ajoute à l’intérêt de boire du café tous les jours (deux ou trois tasses).

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Source: Frontiers in Neuroscience (www.frontiersin.org/journal)

Dernière mise à jour: mars 2019

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