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Graisse et muscles : l'IMC est-il un bon indicateur santé ?

news Puisqu’il ne distingue pas le poids de la graisse et celui des muscles, l’indice de masse corporelle (IMC) est-il réellement fiable comme indicateur de risque pour la santé ?

Cette équipe espagnole (université de Grenade) et américaine (Mayo Clinic) a examiné des données concernant quelque 60.000 personnes suivies pendant une quinzaine d’années. Le contexte : la remise en cause fréquente de la pertinence de l’IMC (rapport entre le poids et la taille) comme un marqueur fiable de l’excès de poids, et des risques pour la santé qu'il suppose. C’est la vocation « universelle » qui pose problème : l'IMC est-il élevé en raison d’un excès de graisse, d’une masse musculaire importante, ou des deux ?

L’IMC ne fait pas la distinction entre la graisse et le muscle, et de nombreux spécialistes recommandent plutôt de se baser sur le pourcentage de graisse corporelle pour évaluer la présence d’un risque, en particulier cardiovasculaire, associé à un excès de poids. Cette étude a comparé les deux approches - l’IMC et la mesure de la graisse corporelle – pour prédire le risque cardiaque. Et il s’avère que l’IMC tient parfaitement la route, et fait même mieux que le pourcentage de graisse (en tant qu’indicateur isolé).

Sur le plan épidémiologique, sur une très large population, le calcul de l'IMC – simple, rapide et peu coûteux - garderait donc toute sa pertinence, estiment les auteurs. Ce qui ne signifie pas que l’évaluation de la quantité de graisse et sa localisation n’ont pas d’intérêt : on sait ainsi que l’excès de graisse abdominale constitue un indicateur important du risque pour la santé. Ce que disent ces chercheurs, c’est que l’IMC, de plus en plus contesté, reste globalement un outil de détection intéressant, accessible à tous à coût zéro.

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Source: Mayo Clinic Proceedings (www.mayoclinicproceedings.o)

Dernière mise à jour: juillet 2022

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