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Prescrire juste pour rassurer le patient

123-p-dokter-vr-170-6.jpg

news Nombre de médecins prescrivent des examens ou des traitements qu’ils savent inutiles, mais qui peuvent rassurer le patient.

En tout cas, la proportion est gigantesque parmi les généralistes britanniques, puisque ce sont eux qui ont été considérés dans cette enquête. Si ces données ne peuvent pas être extrapolées telles quelles à d’autres pays, il paraît évident – au-delà des chiffres – que ces comportements ne sont pas l’apanage du Royaume-Uni. L’enquête a été conduite par téléphone auprès de huit cents praticiens par des chercheurs des universités d’Oxford et de Southampton.

Le résultat montre que :

• 97% des médecins reconnaissent avoir prescrit au moins une fois dans leur carrière, et pour rassurer le patient, soit un traitement dont l’efficacité n’a pas été démontrée face à la pathologie à traiter (par exemple un antibiotique pour soigner une infection virale), soit – et c’est la majorité des cas – un examen ou un analyse qui n’était pas absolument nécessaire.
• 12% ont utilisé un produit ne contenant pas de principe actif, en le présentant comme un médicament.

« Les médecins, qui agissent de bonne foi, ne cherchent pas à tromper les patients mais à les aider », soulignent les auteurs de cette étude. « Ils estiment que, quelle que soit leur forme, les placebos peuvent intervenir utilement, en induisant un effet psychologique et en rassurant une personne en demande d’examen ou de traitement », ce qui est extrêmement fréquent.

Ces constats en rejoignent d’autres, posés précédemment. Et bien qu’elle soit en contradiction avec les recommandations scientifiques et les contraintes budgétaires, cette attitude est semble-t-il jugée globalement acceptable par le corps médical, pour autant qu’elle soit évaluée au cas par cas et qu'elle n'expose le patient à aucun effet délétère, évidemment.

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Source: PLoS One (www.plosone.org)

Dernière mise à jour: juin 2013

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