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content5 <p> <span class="label">news</span> Une nouvelle étude met en évidence l’impact de certains produits de soins personnels sur la femme enceinte et surtout son bébé. Les teintures et autres produits de (dé)coloration capillaires notamment, semblent influer sur les hormones sexuelles qui jouent un rôle dans le développement du fœtus et sur sa santé à long terme. <p> On sait que certains produits <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=186" target="_blank">cosmétiques</a> sont des perturbateurs endocriniens lorsqu’ils sont consommés de façon régulière. Mais à quel point ces produits de soins du quotidien peuvent agir sur les <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=175" target="_blank">hormones</a> chez la <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=319" target="_blank">femme enceinte</a> et surtout, quels sont-ils ? C’est ce qu’ont étudié des chercheurs de l’<a href="https://www.rutgers.edu/" target="_blank">université Rutgers</a>, dans le New Jersey, en examinant l’association de certains cosmétiques avec les niveaux d’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=175" target="_blank">hormones</a> stéroïdiennes sexuelles, comme les œstrogènes et la progestérone, ainsi que des hormones thyroïdiennes chez la femme enceinte. </p><p><span style="font-weight: bold;"> Lire aussi :</span>&nbsp;<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=art&amp;art_id=25111" target="_blank" style="">Perturbateurs endocriniens : que devez-vous surveiller ?</a></p> </p>
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En parallèle, des données sociodémographiques (catégorie socio-professionnelle, mode et <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=201" target="_blank">hygiène</a> de vie...) ont été recueillies.&nbsp;</div><div><br></div><div>Les scientifiques ont alors prélevé et analysé des échantillons sanguins à plusieurs moments de la <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=243" target="_blank">grossesse</a>. Leurs conclusions, publiées dans la revue <a href="https://www.journals.elsevier.com/environmental-research" target="_blank" style="">Environmental Research</a>, révèlent que l’usage important de produits capillaires peut être associé à des niveaux plus faibles des hormones stéroïdiennes sexuelles pendant la grossesse, hormones qui jouent un rôle dans le bon déroulé de la grossesse mais aussi dans le <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=509" target="_blank">développement</a> du fœtus. 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Et cette altération hormonale pourrait se répercuter la santé future de l’enfant, sur sa croissance et sa puberté, jusqu’à l’augmentation des facteurs de risque de <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=57" target="_blank">cancers</a> hormono-sensibles comme le <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=60" target="_blank">cancer du sein</a>, de l’utérus et de l’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&amp;t=490" target="_blank">ovaire</a>.&nbsp;</div><div><br></div><div><span style="font-weight: bold;">Lire aussi :</span> <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=art&amp;art_id=30434" target="_blank">Les filles sont-elles pubères plus tôt qu'auparavant ?</a></div> </p> <div id="bc-below-para-1" class="bc-placeholder"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div> <h2 id="3">Sensibiliser les femmes enceintes</h2> <p> <div>L’étude met également en avant l’importance de la fréquence d’utilisation de ces cosmétiques. 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Produits de beauté et grossesse : l’impact de certains cosmétiques sur le bébé

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news Une nouvelle étude met en évidence l’impact de certains produits de soins personnels sur la femme enceinte et surtout son bébé. Les teintures et autres produits de (dé)coloration capillaires notamment, semblent influer sur les hormones sexuelles qui jouent un rôle dans le développement du fœtus et sur sa santé à long terme.

On sait que certains produits cosmétiques sont des perturbateurs endocriniens lorsqu’ils sont consommés de façon régulière. Mais à quel point ces produits de soins du quotidien peuvent agir sur les hormones chez la femme enceinte et surtout, quels sont-ils ? C’est ce qu’ont étudié des chercheurs de l’université Rutgers, dans le New Jersey, en examinant l’association de certains cosmétiques avec les niveaux d’hormones stéroïdiennes sexuelles, comme les œstrogènes et la progestérone, ainsi que des hormones thyroïdiennes chez la femme enceinte.

Lire aussi : Perturbateurs endocriniens : que devez-vous surveiller ?

Un impact à court et long terme

Pour l’étude, les chercheurs ont inclus plus de mille femmes de Porto Rico, qui participaient à un projet de recherche appelé PROTECT, destiné à analyser les expositions environnementales chez les femmes enceintes et leurs enfants dans le nord de l’île américaine. Les futures mamans devaient remplir une série de questionnaires sur leur utilisation de produits de beauté : parfum, vernis à ongles, mousse à raser, bains de bouche, shampoing, et produits capillaires tels que teintures colorantes, décolorants, défrisants et mousse coiffante. En parallèle, des données sociodémographiques (catégorie socio-professionnelle, mode et hygiène de vie...) ont été recueillies. 

Les scientifiques ont alors prélevé et analysé des échantillons sanguins à plusieurs moments de la grossesse. Leurs conclusions, publiées dans la revue Environmental Research, révèlent que l’usage important de produits capillaires peut être associé à des niveaux plus faibles des hormones stéroïdiennes sexuelles pendant la grossesse, hormones qui jouent un rôle dans le bon déroulé de la grossesse mais aussi dans le développement du fœtus. Le risque pour le bébé ? Retard de croissance, prématurité, petit poids à la naissance. Et cette altération hormonale pourrait se répercuter la santé future de l’enfant, sur sa croissance et sa puberté, jusqu’à l’augmentation des facteurs de risque de cancers hormono-sensibles comme le cancer du sein, de l’utérus et de l’ovaire

Lire aussi : Les filles sont-elles pubères plus tôt qu'auparavant ?

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Sensibiliser les femmes enceintes

L’étude met également en avant l’importance de la fréquence d’utilisation de ces cosmétiques. Les données sociodémographiques recueillies ont montré que, plus les femmes avaient un niveau social élevé, plus elles consommaient ces produits. « Une forte culture de la beauté influence les femmes latines, ce qui peut avoir un impact sur l'utilisation constante de cosmétiques pendant la grossesse. Ces données sont importantes car elles nous permettront d'identifier les populations qui présentent un risque accru d'exposition aux produits chimiques associés à l'utilisation de produits de soins personnels », a déclaré l'auteur principal de l'étude, le Pr Zorimar Rivera-Núñez.

Si des études complémentaires sont évidemment nécessaires pour déterminer la nocivité de ces produits de beauté, les chercheurs recommandent aux professionnels de santé périnatale de sensibiliser les femmes enceintes à l’usage pendant la grossesse de ces substances potentiellement perturbatrices du système endocrinien, comme celles que l’on trouve dans les produits chimiques capillaires. 

Lire aussi : Les cosmétiques naturels sont-ils vraiment sûrs ?

Sources :
Rutgers University
ScienceDirect
news-medical.net

auteur : Amélie Micoud - journaliste santé

Dernière mise à jour: juin 2022

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