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Fatigue chronique : pourquoi surtout les femmes ?

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news Le syndrome de fatigue chronique affecte deux à quatre fois plus les femmes que les hommes. Une hypothèse renvoie aux problèmes gynécologiques et à la ménopause précoce.

Ce possible lien ne peut évidemment pas expliquer à lui seul l’origine de ce syndrome encore mal connu, ne fût-ce que par le fait que les hommes peuvent eux aussi en souffrir. Néanmoins, ces spécialistes américains (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies – CDC) considèrent que les problèmes gynécologiques pourraient jouer un rôle important dans le développement de la fatigue chronique en tant que facteur de risque féminin.

Dans leur étude, ils ont comparé les dossiers médicaux de femmes présentant ou non le syndrome. Il s’avère que celles qui en souffrent sont beaucoup plus susceptibles d’avoir connu des troubles gynécologiques et urinaires, comme des douleurs pelviennes (non liées aux menstruations), des cystites récurrentes, une vessie douloureuse (cystite interstitielle), des saignements entre les règles, une intervention chirurgicale gynécologique (en particulier une hystérectomie), une endométriose, des ovaires polykystiques, ainsi qu’une ménopause précoce (associée ou non à l’hystérectomie).

Ces situations ne sont pas systématiquement associées à la fatigue chronique, mais elles sont davantage notifiées par les femmes concernées par le syndrome. Selon les auteurs de ces recherches, ces observations doivent inciter les médecins à accorder une attention particulière à ces femmes, ici pour ce qui concerne leur risque accru d’être confrontées à la fatigue chronique.

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Source: Menopause (http://journals.lww.com/men)

Dernière mise à jour: mars 2018

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