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content5 <p> <span class="label">news</span> Notre apparence va-t-elle beaucoup se transformer au cours des millénaires à venir ? Impossible d'être formel évidemment, mais c’est peu probable.<br><br>40.000 ans, ce n’est pas grand-chose, indique le Pr Michelle Drapeau, du département d’anthropologie de l’université de Montréal. Ainsi, elle rappelle que voici 3 ou 4 millions d’années, notre (très) lointain ancêtre l’australopithèque a connu une adaptation majeure : ses gros orteils se sont alignés sur les autres doigts de pied afin de faciliter la locomotion bipède. Or, il a fallu des centaines de milliers d’années pour que cela se produise.<br><br><EM><b>« Dans l’évolution, il faut de nombreux microchangements pour parvenir à un macrochangement »</b></EM>, poursuit-elle. <EM>« Et ces microchangements résultent nécessairement d’une pression sélective, c’est-à-dire d’un avantage pour le succès reproducteur de l’espèce »</EM>. Dans le cas des orteils de l’australopithèque, il est logique de penser que <b>l’avantage reproductif de la bipédie</b> tient au fait que ce mode de déplacement permettait d'explorer de plus grands espaces, de rapporter davantage de nourriture aux enfants, de changer plus facilement de zone d’habitation (et donc de sources alimentaires) en fonction des besoins et des circonstances…<br><h3>Que fera l'être humain de son corps ?</h3><br>Depuis son apparition, Homo sapiens n’a pas connu de modifications morphologiques majeures. Des ajustements sont intervenus selon les populations (la couleur de la peau, par exemple), mais fondamentalement, <b>nous n’avons pas changé</b>. Une explication tient au fait que <EM>« contrairement à bien d’autres espèces animales, l’évolution de l’homme moderne ne s’est pas faite par la seule sélection naturelle. <b>Son cerveau ingénieux lui a permis de concevoir des adaptations très complexes</b>. La capacité d’Homo sapiens à adapter l’environnement à son mode de vie a considérablement réduit le besoin d’évoluer morphologiquement »</EM>. Et dès lors, <EM>« l’être humain devrait avoir encore longtemps l’allure qu’il a maintenant. A moins d’un bouleversement environnemental majeur, notre corps ne changera pas beaucoup d’ici 40.000 ans »</EM>.<br><br>Du moins du point de vue de la théorie de l'évolution, car ce que fera l'être humain de son corps - pensons aux manipulations génétiques -, c'est une autre histoire. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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A quoi ressemblerons-nous dans 40.000 ans ?

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news Notre apparence va-t-elle beaucoup se transformer au cours des millénaires à venir ? Impossible d'être formel évidemment, mais c’est peu probable.

40.000 ans, ce n’est pas grand-chose, indique le Pr Michelle Drapeau, du département d’anthropologie de l’université de Montréal. Ainsi, elle rappelle que voici 3 ou 4 millions d’années, notre (très) lointain ancêtre l’australopithèque a connu une adaptation majeure : ses gros orteils se sont alignés sur les autres doigts de pied afin de faciliter la locomotion bipède. Or, il a fallu des centaines de milliers d’années pour que cela se produise.

« Dans l’évolution, il faut de nombreux microchangements pour parvenir à un macrochangement », poursuit-elle. « Et ces microchangements résultent nécessairement d’une pression sélective, c’est-à-dire d’un avantage pour le succès reproducteur de l’espèce ». Dans le cas des orteils de l’australopithèque, il est logique de penser que l’avantage reproductif de la bipédie tient au fait que ce mode de déplacement permettait d'explorer de plus grands espaces, de rapporter davantage de nourriture aux enfants, de changer plus facilement de zone d’habitation (et donc de sources alimentaires) en fonction des besoins et des circonstances…

Que fera l'être humain de son corps ?


Depuis son apparition, Homo sapiens n’a pas connu de modifications morphologiques majeures. Des ajustements sont intervenus selon les populations (la couleur de la peau, par exemple), mais fondamentalement, nous n’avons pas changé. Une explication tient au fait que « contrairement à bien d’autres espèces animales, l’évolution de l’homme moderne ne s’est pas faite par la seule sélection naturelle. Son cerveau ingénieux lui a permis de concevoir des adaptations très complexes. La capacité d’Homo sapiens à adapter l’environnement à son mode de vie a considérablement réduit le besoin d’évoluer morphologiquement ». Et dès lors, « l’être humain devrait avoir encore longtemps l’allure qu’il a maintenant. A moins d’un bouleversement environnemental majeur, notre corps ne changera pas beaucoup d’ici 40.000 ans ».

Du moins du point de vue de la théorie de l'évolution, car ce que fera l'être humain de son corps - pensons aux manipulations génétiques -, c'est une autre histoire.

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Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)

Dernière mise à jour: décembre 2014

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