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Le « tueur de la pleine lune » existe-t-il ?

news Depuis la nuit des temps, on prête à la lune une influence sur le comportement humain. Une croyance profondément ancrée dans les esprits.

Et sur laquelle revient le Dr Alain Cohen (JIM), suite à la publication d’un ouvrage consacré à cette thématique, qui a fait l’objet d’un commentaire dans la revue « British Journal of Psychiatry ». Ce livre, rédigé en anglais, est intitulé « The Moon and Madness » (La lune et la folie), et a été publié aux éditions Imprint Academic.

« Quel enquêteur n’a jamais entendu une référence « autorisée » sur les prétendus « tueurs de la pleine lune » ? Quel interne en médecine n’a jamais entendu une « prévision » censée décrire la teneur de sa prochaine garde (calme ou agitée), d’après l’aspect de la lune (nouvelle, en quartier, etc) ? », s’interroge le Dr Cohen. « Hérésie scientifique, cette conception d’une emprise lunaire demeure pourtant une constante sociologique à travers les siècles. »

Ainsi, « depuis la plus haute Antiquité, comme l’atteste le mot « lunatique », un déterminisme lunaire est invoqué comme facteur possible des troubles de l’humeur, du comportement, et de certaines maladies neurologiques (notamment l’épilepsie) ou psychiatriques. Et par une coïncidence arithmétique entre les durées communes des cycles menstruels et de lune (environ vingt-huit jours), cette influence de l’astre des nuits sur le psychisme fut surtout prêtée aux femmes ».

L’ouvrage approfondit évidemment le sujet, et nous en retiendrons l’essentiel : « Malgré des travaux déjà anciens, il subsiste toujours une certaine réticence populaire à accepter cette conclusion : l’absence d’emprise lunaire sur le psychisme humain ».

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Dernière mise à jour: juillet 2022

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