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content5 <p> <span class="label">news</span> La dépression post partum concerne une proportion considérable de femmes après l’accouchement. Certaines sont plus à risque de souffrir d’une forme sévère, alors que les symptômes dépressifs peuvent persister très longtemps.</p> <p>Les symptômes de la <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=217" target="_blank">dépression</a> « classique » renvoient à ceux de la dépression post partum. Avec cette particularité : outre la souffrance typique des troubles de l’humeur, la patiente ressent souvent un <strong>sentiment de culpabilité</strong> exacerbé vis-à-vis de son <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=302" target="_blank">bébé</a> (« je suis une mauvaise mère », « je ne m’occupe pas bien de lui », « je lui fais du tort »...). Les liens entre la mère et l’enfant peuvent en être lourdement affectés, avec de réelles conséquences pour le <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=529" target="_blank">bien-être</a> et le <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=509" target="_blank">développement</a> du tout-petit.</p> <p>La <strong>sévérité</strong> de la dépression post-partum est très variable. Une équipe américaine (NICHD) a approfondi la question, et elle s’est surtout intéressée à ce qu’elle appelle les « trajectoires ». Quelque 5000 <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=318" target="_blank">femmes</a> ont été suivies pendant trois ans après l’accouchement. Les <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=377" target="_blank">symptômes</a> dépressifs ont été évalués à 4 mois, puis 1, 2 et 3 ans. Les chercheurs identifient quatre trajectoires.</p> <p>• 75% des femmes présentent des symptômes dépressifs faibles et stables<br /> • 8% : symptômes faibles au départ, puis qui se renforcent<br /> • 13% : symptômes modérés au départ, puis qui déclinent<br /> • 4% : symptômes sévères et persistants</p> <p>Le <strong>risque</strong> de faire partie du groupe « symptômes sévères et persistants » est sensiblement plus élevé en cas d’antécédents de troubles de l’humeur ou lorsque la femme a présenté un <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=503" target="_blank">diabète gestationnel</a> (diabète de la grossesse). Le risque est plus faible chez les mères plus âgées. Parmi les paramètres qui ne semblent pas avoir d’influence : les naissances multiples, l’hypertension gestationnelle (gravidique), le sexe de l’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=300" target="_blank">enfant</a>, l’indice de masse corporelle (IMC) avant la <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=243" target="_blank">grossesse</a>, ou encore un <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=207" target="_blank">traitement de l’infertilité</a>.</p> <p>Enfin, les auteurs insistent sur le fait qu’il est nécessaire d’assurer un suivi jusqu’à <strong>deux ou trois ans</strong> après l’accouchement, surtout chez les jeunes mères avec antécédents de troubles de l’humeur, et celles qui ont été diagnostiquées avec un diabète gestationnel.</p> </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Dépression post partum : quelle durée et qui est plus à risque ?

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news La dépression post partum concerne une proportion considérable de femmes après l’accouchement. Certaines sont plus à risque de souffrir d’une forme sévère, alors que les symptômes dépressifs peuvent persister très longtemps.

Les symptômes de la dépression « classique » renvoient à ceux de la dépression post partum. Avec cette particularité : outre la souffrance typique des troubles de l’humeur, la patiente ressent souvent un sentiment de culpabilité exacerbé vis-à-vis de son bébé (« je suis une mauvaise mère », « je ne m’occupe pas bien de lui », « je lui fais du tort »...). Les liens entre la mère et l’enfant peuvent en être lourdement affectés, avec de réelles conséquences pour le bien-être et le développement du tout-petit.

La sévérité de la dépression post-partum est très variable. Une équipe américaine (NICHD) a approfondi la question, et elle s’est surtout intéressée à ce qu’elle appelle les « trajectoires ». Quelque 5000 femmes ont été suivies pendant trois ans après l’accouchement. Les symptômes dépressifs ont été évalués à 4 mois, puis 1, 2 et 3 ans. Les chercheurs identifient quatre trajectoires.

• 75% des femmes présentent des symptômes dépressifs faibles et stables
• 8% : symptômes faibles au départ, puis qui se renforcent
• 13% : symptômes modérés au départ, puis qui déclinent
• 4% : symptômes sévères et persistants

Le risque de faire partie du groupe « symptômes sévères et persistants » est sensiblement plus élevé en cas d’antécédents de troubles de l’humeur ou lorsque la femme a présenté un diabète gestationnel (diabète de la grossesse). Le risque est plus faible chez les mères plus âgées. Parmi les paramètres qui ne semblent pas avoir d’influence : les naissances multiples, l’hypertension gestationnelle (gravidique), le sexe de l’enfant, l’indice de masse corporelle (IMC) avant la grossesse, ou encore un traitement de l’infertilité.

Enfin, les auteurs insistent sur le fait qu’il est nécessaire d’assurer un suivi jusqu’à deux ou trois ans après l’accouchement, surtout chez les jeunes mères avec antécédents de troubles de l’humeur, et celles qui ont été diagnostiquées avec un diabète gestationnel.

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Voir aussi l'article : Dépression post-partum : les conseils et les traitements

Source: Pediatrics (https://pediatrics.aappubli)

Dernière mise à jour: décembre 2020

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