Le syndrome du bébé secoué
dossier Les bébés sont à la fois étonnamment forts et extrêmement fragiles. Dans un moment de tension, d'énervement, d'irritation, d'égarement, un parent risque de ne pas se maîtriser et de secouer son enfant pour le calmer. Ce geste peut avoir des conséquences extrêmement graves : c'est ce qu'on appelle le syndrome du bébé secoué.
Le fait de secouer le bébé amplifie considérablement ce mouvement de balancier. Le cerveau du bébé va percuter la boîte crânienne, avec un risque des dommages terribles, notamment des déchirures des vaisseaux sanguins et une hémorragie cérébrale. Certaines structures cérébrales peuvent être fortement affectées par la compression. Des lésions irréversibles peuvent survenir, avec un risque de cécité, de surdité, de paralysie, de retard mental, d'épilepsie..., alors que l'enfant peut décéder.
Les nourrissons (moins d'un an) sont les plus vulnérables, mais pas seulement ! Les garçons seraient plus touchés par les séquelles que les filles, puisqu'ils représenteraient 60% des victimes.
Il est important de souligner que ces accidents ne surviennent pas lorsqu'on joue « normalement » avec un bébé. Il n'y a donc aucune inquiétude à avoir sur ce plan.
Comment calmer son enfant ?
Quelles solutions pour calmer son bébé ?
Il convient d'abord de passer en revue les causes qui peuvent déclencher les pleurs, et forcément d'y remédier : faim, soif, lange sale, douleurs… Si cela ne donne rien :
• caresser le bébé
• le bercer dans les bras, dans son berceau ou dans son landau
• lui chanter une berceuse
• marcher avec le bébé dans les bras
• lui faire écouter de la musique
Evidemment, en cas de doute et surtout en présence de signes suspects (fièvre, éruption cutanée, toux sèche, respiration bruyante, diarrhée et vomissements...), il est nécessaire de se tourner vers un médecin.
Les situations inquiétantes
Le bébé ne semble plus respirer
Le réflexe consiste à le secouer, mais il ne faut pas céder à la panique. Il peut s'agir d'une mauvaise interprétation de votre part ou d’une difficulté respiratoire passagère. Pour savoir ce qu’il en, effectuez les gestes suivants :
• chatouillez-lui la plante des pieds
• bercez-le fermement (mais pas violemment !) dans son berceau ou dans son landau
• prenez-le dans vos bras en lui soutenant la nuque et effectuez quelques mouvements
Ceci permet de vérifier rapidement si l'enfant réagit et s'il respire calmement. Si ce n'est manifestement pas le cas, s'il est très pâle ou au contraire très rouge, si ses muscles sont très tendus ou très relâchés, appelez les urgences. Faites-le de toute façon au moindre doute.
• si un autre adulte ou un adolescent est présent à la maison, demandez-lui de prendre le relais
• inspirez profondément et expirez lentement
• si vous êtes seul, couchez le bébé dans un environnement sécurisé, c’est-à-dire dans son berceau ou dans son landau
• allez-vous asseoir dans une autre pièce
• aérez-vous sur le pas de la porte, sur la terrasse, dans le jardin
• si quelqu'un peut garder votre enfant pendant une heure ou deux, éloignez-vous de l'habitation, promenez-vous, faites des courses...
• ne retournez pas voir le bébé tant que vous n’êtes pas calmé
S'énerver sur le bébé ne fera qu'intensifier ses pleurs. Il est indispensable de s'éloigner quand la situation devient critique : lorsque la tension culmine, même le plus responsable des parents n'est pas à l'abri d'un geste impulsif et malheureux.















