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Asthme : crise, exacerbation, urgence… comment faire la différence ?

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Vous souffrez d’asthme et votre inhalateur de secours ne vous soulage plus ? Vos symptômes persistent depuis plusieurs heures ou jours ? Il ne s’agit peut-être plus d’une simple crise, mais d’une exacerbation. Faire la différence entre les deux peut vous sauver la vie.

La crise d’asthme : passagère et soulagée par votre inhalateur

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© Getty Images - Une crise d'asthme se manifeste par une respiration sifflante, une toux sèche, une sensation d'oppression thoracique.

L'asthme est une inflammation chronique des voies respiratoires qui rend les bronches irritables et réactives. En présence d'un facteur déclenchant – allergènes, stress, effort physique – les muscles des bronches se contractent brusquement, la muqueuse gonfle et produit une grande quantité de glaires. L'air ne parvient plus à circuler normalement. C'est la crise d'asthme.

Elle se manifeste par : 

  • une toux persistante,
  • un sifflement à l’expiration,
  • une sensation de poids ou de pression sur la poitrine,
  • une respiration rapide et difficile, quand vous expirez.

Lors d’une crise d’asthme, les symptômes se résorbent souvent spontanément ou grâce à l’action rapide de votre inhalateur d’urgence (salbutamol, Ventolin® ou équivaent). 

Mais, si les symptômes persistent, se répètent ou s’aggravent malgré ce traitement, il ne s’agit plus d’une crise d’asthme mais d’une exacerbation (aussi appelée, poussée).

Voir aussi l'article : Asthme : symptômes, éléments déclencheurs, danger

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L'exacerbation de l’asthme : quand la crise ne passe pas

Une exacerbation de l’asthme survient lorsque les symptômes ne disparaissent pas malgré votre traitement de crise et durent plusieurs heures (souvent plus de 24 heures). L’exacerbation peut apparaître de façon soudaine et s’aggraver rapidement. 

Les signes fréquents d’une exacerbation sont :

  • une gêne respiratoire persitante,
  • une sensation d’oppression thoracique, voire d‘étouffement,
  • une respiration sifflante,
  • une toux sèche,
  • un recours plus fréquent à votre inhalateur de secours depuis 48 heures, sans soulagement durable,
  • des réveils nocturnes à cause de la toux ou de l’essoufflement,
  • des difficultés respiratoires qui persistent même au repos.

L’exacerbation peut être modérée. Dans ce cas, une consultation rapide chez votre médecin permettra d’adapter votre traitement. Mais elle également être sévère et conduire à une hospitalisation d’urgence.

Voir aussi l'article : Asthme : comment bien utiliser un inhalateur

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© Getty Images - En cas d'exacerbation de l’asthme, les symptômes ne disparaissent pas malgré votre traitement de crise.

Exacerbation sévère : une urgence médicale vitale

L'exacerbation sévère de l’asthme (ou l’asthme aigu grave) est une aggravation rapide des symptômes due à un bronchospasme particulièrement intense. Ce phénomène entraîne une obstruction sévère des voies aériennes, une inflammation aiguë et une détresse respiratoire mettant en jeu le pronostic vital : l’air ne circule presque plus.

L'exacerbation sévère peut survenir de manière soudaine et évoluer rapidement. Mais elle peut également se développer plus progressivement lorsqu’une exacerbation modérée n’est pas prise en charge. 

Appelez le 112 

Certaines exacerbations évoluent rapidement. Appelez le 112 immédiatement si :

  • Vous ne pouvez pas finir une phrase sans reprendre votre souffle.
  • Vos lèvres ou vos ongles deviennent bleues.
  • Vous êtes épuisé, confus, somnolent.
  • Les sifflements disparaissent soudainement malgré une détresse respiratoire sévère (ce silence apparent peut indiquer une obstruction bronchique majeure).
  • Vous respirez très rapidement ou présentez des creux entre les côtes à l’inspiration (tirage intercostal marqué).

Facteurs qui peuvent déclencher une exacerbation de l’asthme

De nombreux facteurs peuvent déclencher une exacerbation de l’asthme :

  • des infections respiratoires (rhume, grippe),
  • une exposition à un allergène (pollen, acariens, poils d'animaux), à la fumée du tabac ou à la pollution,
  • un effort physique intense,
  • le stress,
  • certains médicaments, comme l'aspirine.

À retenir : même un asthme léger peut provoquer une exacerbation grave et ce, même si vous suivez correctement votre traitement.

Voir aussi l'article : Asthme d’orage : quand orage et pics de pollen provoquent des crises d'asthme

Personnes à risque d’exacerbation sévère

Certaines personnes sont plus à risque de déclarer une exacerbation sévère. C'est le cas si :

  • vous utilisez fréquemment votre inhalateur de secours,
  • vous ne prenez pas régulièrement votre traitement de fond,
  • vous fumez ou vapotez,
  • vous souffrez d'obésité, de reflux gastrique, de rhinite chronique ou d'allergies alimentaires,
  • vous avez déjà fait une exacerbation ou avez déjà été hospitalisé pour votre asthme,
  • vous suivez ou avez récemment suivi un traitement par corticoïdes oraux.

Mettre en place un plan d’action écrit pour savoir comment agir

Les recommandations GINA insistent sur l'importance pour chaque patient asthmatique de disposer d'un plan d'action écrit. Ce document, préparé avec votre médecin, vous indique précisément quoi faire selon l'évolution de vos symptômes : quand augmenter votre traitement de fond, quand prendre des corticoïdes oraux, quand appeler votre médecin et quand composer le 112.

Vous pensez faire une exacerbation ?


Étape 1
. Prenez votre traitement de secours. Plus souvent que d'habitude, en suivant votre plan d'action si vous en avez un.

Étape 2. Appelez votre médecin rapidement. Si votre cabinet est fermé, le médecin de garde est joignable au 1733. Si les symptômes persistent après 20 à 60 minutes de traitement ou s'aggravent, appelez le 112 sans attendre.

Étape 3. N'attendez pas que ça passe tout seul. Une exacerbation peut s'aggraver vite et de façon imprévisible.

Que faire après une exacerbation ?

Une exacerbation n'est jamais anodine. C'est le signe que quelque chose doit changer dans votre prise en charge. Dans les deux à sept jours qui suivent, votre médecin devrait :

  • vérifier votre réponse au traitement et ajuster votre médication si nécessaire,
  • mesurer votre fonction respiratoire,
  • analyser les causes de l'exacerbation,
  • revoir avec vous la technique d'utilisation des inhalateurs, 
  • élaborer un plan d’action si ce n’est pas encore fait.

Ne sautez pas ce rendez-vous. C'est souvent là que se joue la prévention de la prochaine exacerbation.

Voir aussi l'article : Les symptômes mal connus de l'asthme


Sources : 
https://www.mdpi.com
https://bestpractice.bmj.com
https://rmlg.uliege.be
https://ginasthma.org
https://splf.fr
https://www.youtube.com
https://www.has-sante.fr

auteur : Olivia Regout - journaliste santé

Dernière mise à jour: mars 2026

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