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content5 <p> <span class="label">news</span> Cette expérience dégage évidemment des perspectives fascinantes. Des chercheurs japonais sont parvenus à faire remarcher des singes paralysés après un sectionnement de la moelle épinière. Et ce qui vaut pour les singes pourrait un jour être appliqué à l’homme ! </p>
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Grâce aux cellules souches, des singes paralysés ont remarché !

news Cette expérience dégage évidemment des perspectives fascinantes. Des chercheurs japonais sont parvenus à faire remarcher des singes paralysés après un sectionnement de la moelle épinière. Et ce qui vaut pour les singes pourrait un jour être appliqué à l’homme !

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Comment ont procédé ces scientifiques de l’Université de Keio (Tokyo) ? Ils ont d’abord prélevé des cellules de la peau des ouistitis adultes, qu’ils ont manipulées génétiquement, pour les transformer en cellules souches. Celles-ci sont appelées IPS (en français : cellules souches totipotentes induites), et sont capables de se transformer en n’importe quelle cellule différenciée du corps. Dans un second temps, les chercheurs ont injecté ces cellules IPS dans la moelle épinière, sectionnée neuf jours auparavant, des singes paralysés. Et le résultat ne s’est pas fait attendre : deux à trois semaines plus tard, les ouistitis ont recommencé à bouger leurs pattes ; alors qu’après un mois, ils parvenaient à agripper des objets avec leurs membres inférieurs, et par la suite à effectuer des bonds ! Le Pr Okano, coordinateur de cette étude explique que les cellules IPS ont rapidement évolué en cellules nerveuses, et ont ainsi permis de régénérer la moelle épinière. Forcément, la question se pose de savoir si cette méthode pourra être un jour appliquée à l’homme, et avec quelles perspectives de réussite. Au-delà des réalités techniques et biologiques du transfert d’une telle expérience de l’animal vers l’être humain, deux écueils majeurs sont identifiés. Un : les cellules IPS peuvent se multiplier à l’infini, ce qui induit un risque évident de cancer (même si, en l’état, la maladie n’a pas été détectée chez les singes traités). Deux : l’injection doit intervenir très vite après les dommages à la moelle épinière ; alors que plusieurs mois sont nécessaires à la préparation des cellules IPS au départ de la peau du patient. L’idéal serait évidemment, sur ce dernier point, de constituer des banques de cellules « universelles » (à l’instar des banques de sang). Nous n’en sommes pas là, mais l’espoir est manifeste.



Dernière mise à jour: juillet 2022

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