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content5 <p> <span class="label">news</span> Une équipe néerlandaise a mis au point un système qui permet de dialoguer uniquement via des images du cerveau, traitées par ordinateur.<br><br>Une technique largement perfectible, mais qui donne déjà de bons résultats, indiquent ces chercheurs de l’université de Maastricht. Le principe est à la fois simple et extraordinairement complexe.<br><br>Six volontaires, explique Maxi Sciences, ont été placés dans un scanner, permettant ainsi de visualiser leur activité cérébrale par IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), qui observe les variations du flux sanguin dans les différentes régions du cerveau. C’est ici qu’il faut s’accrocher. Un écran a été placé sous leurs yeux. Vingt-sept caractères y figuraient : les vingt-six lettres de l’alphabet et un espace. Les caractères étaient présentés sur trois colonnes de neuf rangées. A chaque colonne correspond <b>une tâche sollicitant une zone cérébrale spécifique</b> : régulation de l’activité motrice, calcul ou langage ; alors qu’à chaque niveau de la colonne correspond une durée.<br><br>Ainsi, la lettre S correspond à la récitation mentale d’un poème (colonne du langage), durant vingt secondes (pour descendre dans la colonne). La lettre E, pour sa part, fait appel à la table de multiplication (colonne du calcul), pendant dix secondes. Et ainsi de suite. Les volontaires ont été invités à « imaginer » certains mots - lettre après lettre - qu’un programme informatique tentait de reconstituer, en traitant les images envoyées par le scanner. Une tâche difficile, avec beaucoup d’erreurs, encore que par déduction, <b>quasiment tous les mots ont pu être reconstitués</b>.<br><br>L’intérêt de ces travaux (publiés dans la revue « Current Biology ») ? Ils s’inscrivent dans le cadre des recherches visant à permettre à des patients incapables de s’exprimer – par la parole ou par le geste - de pouvoir néanmoins communiquer. Et ils donnent à croire qu’un jour, effectivement, il sera possible de lire dans les pensées. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Parler avec son cerveau

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news Une équipe néerlandaise a mis au point un système qui permet de dialoguer uniquement via des images du cerveau, traitées par ordinateur.

Une technique largement perfectible, mais qui donne déjà de bons résultats, indiquent ces chercheurs de l’université de Maastricht. Le principe est à la fois simple et extraordinairement complexe.

Six volontaires, explique Maxi Sciences, ont été placés dans un scanner, permettant ainsi de visualiser leur activité cérébrale par IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle), qui observe les variations du flux sanguin dans les différentes régions du cerveau. C’est ici qu’il faut s’accrocher. Un écran a été placé sous leurs yeux. Vingt-sept caractères y figuraient : les vingt-six lettres de l’alphabet et un espace. Les caractères étaient présentés sur trois colonnes de neuf rangées. A chaque colonne correspond une tâche sollicitant une zone cérébrale spécifique : régulation de l’activité motrice, calcul ou langage ; alors qu’à chaque niveau de la colonne correspond une durée.

Ainsi, la lettre S correspond à la récitation mentale d’un poème (colonne du langage), durant vingt secondes (pour descendre dans la colonne). La lettre E, pour sa part, fait appel à la table de multiplication (colonne du calcul), pendant dix secondes. Et ainsi de suite. Les volontaires ont été invités à « imaginer » certains mots - lettre après lettre - qu’un programme informatique tentait de reconstituer, en traitant les images envoyées par le scanner. Une tâche difficile, avec beaucoup d’erreurs, encore que par déduction, quasiment tous les mots ont pu être reconstitués.

L’intérêt de ces travaux (publiés dans la revue « Current Biology ») ? Ils s’inscrivent dans le cadre des recherches visant à permettre à des patients incapables de s’exprimer – par la parole ou par le geste - de pouvoir néanmoins communiquer. Et ils donnent à croire qu’un jour, effectivement, il sera possible de lire dans les pensées.

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Dernière mise à jour: octobre 2012

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