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Stress au travail : attention à l'AVC

news Une activité professionnelle fortement stressante expose à un risque accru de souffrir d’un accident vasculaire cérébral (AVC), et ceci est encore plus vrai chez les femmes.

Il s’agit d’une méta-analyse, c’est-à-dire du croisement d’études antérieures (six, en l’occurrence) qui ont concerné quelque 140.000 personnes exerçant un travail dont le caractère stressant a été déterminé en fonction de plusieurs critères, que l’on peut synthétiser en deux paramètres : la pression psychologique (horaires, collègues, hiérarchie…) et l’autonomie (auto-contrôle).

emploi passif : faible pression et faible contrôle
emploi peu stressant : faible pression et fort contrôle
emploi très stressant : forte pression et faible contrôle
emploi actif (dans le sens d'opposé à passif) : forte pression et fort contrôle

Selon les études, le suivi a duré entre trois et dix-sept ans, avec bien entendu un recensement de tous les cas d’AVC. Le résultat indique que les personnes qui exercent une activité professionnelle très stressante (entre 11% et 27%, en fonction des études) courent un risque « significativement » plus élevé de souffrir d’un accident cérébral, en particulier à caractère ischémique (obstruction d’une artère cérébrale). Le risque est encore supérieur chez la femme.

Même lorsqu’on tient compte des habitudes de vie (alimentation, tabac, activité physique…), le stress professionnel reste un facteur de risque indépendant et important. Est-il possible de le neutraliser ? Une approche globale exige des efforts de la part des employeurs et des pouvoirs publics. Une intervention individuelle reposera sur les techniques de gestion du stress, notamment la thérapie cognitivo-comportementale.

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Source: Neurology (www.neurology.org)

Dernière mise à jour: juin 2024

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