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AUTEUR The Lancet Neurology (www.thelancet.com/journals/laneur/issue/current)
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content5 <p> <span class="label">news</span> L’insuffisance de sommeil et la fatigue qui en découle sont des plaintes fréquentes chez les astronautes. Un vrai souci pour eux comme pour les responsables des missions spatiales.<br><br>Ces troubles du sommeil se manifestent avant, pendant et après le séjour dans l’espace, confirme cette étude réalisée par l’université Harvard à la demande de la Nasa. Les recherches ont été conduites auprès d’une centaine d’astronautes qui soit ont fait partie d’un équipage de la navette américaine, soit ont séjourné à bord de la station spatiale internationale. Ces missions se sont étalées sur une dizaine d’années, avec environ 4.500 jours cumulés dans l’espace.<br><h3>Des soucis avant, pendant et après la mission</h3><br>Les paramètres de la qualité du sommeil ont été évalués de trois manières : <b>l’actigraphie</b> (une méthode de surveillance du cycle veille – sommeil à l’aide d’un appareil porté ici à la cheville), <b>les impressions auto-déclarées</b> par les astronautes, ainsi que <b>la consommation de somnifères</b>. Des données ont été recueillies avant la mission - sur une période de deux semaines, dans les trois mois qui ont précédé le départ, ainsi que durant les onze jours juste avant le décollage -, pendant le séjour, et tout au long de la semaine qui a suivi le retour.<br><br>Le Dr Catherine Faber (Journal international de médecine) explique : <EM>« Les résultats mettent en évidence <b>une perte de sommeil significative</b> par comparaison avec la durée attendue, et ceci dans les deux groupes d’astronautes, navette seule ou station spatiale. Le déficit de sommeil existe avant le départ et pendant la mission, mais aussi après le retour. En outre, <b>nombreux sont ceux qui prennent des somnifères</b> : 78% des membres d’équipage de la navette et 75% des occupants de la station spatiale internationale »</EM>. Pour les premiers, cette consommation de somnifères est observée lors d’un peu plus de la moitié des nuits.<br><br>Sachant que les troubles du sommeil et ses conséquences pendant la journée exposent à des risques d’erreurs humaines, la problématique (que la Nasa ne découvre évidemment pas) reste donc aiguë. Les auteurs estiment qu’il est indispensable de <b>proposer d’autres mesures permettant de favoriser le sommeil</b> pendant les missions spatiales, surtout dans la perspective d'expéditions de très longue durée. </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Gros problèmes de sommeil chez les astronautes

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news L’insuffisance de sommeil et la fatigue qui en découle sont des plaintes fréquentes chez les astronautes. Un vrai souci pour eux comme pour les responsables des missions spatiales.

Ces troubles du sommeil se manifestent avant, pendant et après le séjour dans l’espace, confirme cette étude réalisée par l’université Harvard à la demande de la Nasa. Les recherches ont été conduites auprès d’une centaine d’astronautes qui soit ont fait partie d’un équipage de la navette américaine, soit ont séjourné à bord de la station spatiale internationale. Ces missions se sont étalées sur une dizaine d’années, avec environ 4.500 jours cumulés dans l’espace.

Des soucis avant, pendant et après la mission


Les paramètres de la qualité du sommeil ont été évalués de trois manières : l’actigraphie (une méthode de surveillance du cycle veille – sommeil à l’aide d’un appareil porté ici à la cheville), les impressions auto-déclarées par les astronautes, ainsi que la consommation de somnifères. Des données ont été recueillies avant la mission - sur une période de deux semaines, dans les trois mois qui ont précédé le départ, ainsi que durant les onze jours juste avant le décollage -, pendant le séjour, et tout au long de la semaine qui a suivi le retour.

Le Dr Catherine Faber (Journal international de médecine) explique : « Les résultats mettent en évidence une perte de sommeil significative par comparaison avec la durée attendue, et ceci dans les deux groupes d’astronautes, navette seule ou station spatiale. Le déficit de sommeil existe avant le départ et pendant la mission, mais aussi après le retour. En outre, nombreux sont ceux qui prennent des somnifères : 78% des membres d’équipage de la navette et 75% des occupants de la station spatiale internationale ». Pour les premiers, cette consommation de somnifères est observée lors d’un peu plus de la moitié des nuits.

Sachant que les troubles du sommeil et ses conséquences pendant la journée exposent à des risques d’erreurs humaines, la problématique (que la Nasa ne découvre évidemment pas) reste donc aiguë. Les auteurs estiment qu’il est indispensable de proposer d’autres mesures permettant de favoriser le sommeil pendant les missions spatiales, surtout dans la perspective d'expéditions de très longue durée.

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Source: The Lancet Neurology (www.thelancet.com/journals/)

Dernière mise à jour: janvier 2015

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