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Soyez très attentif au sommeil de votre enfant

news Les parents méconnaissent des troubles du sommeil aussi importants que les ronflements ou la somnolence diurne.

« Pensez-vous que votre enfant a des troubles du sommeil ? » : cette question, fréquemment posée par les pédiatres, appelle finalement une réponse sans beaucoup de nuances. En gros, c’est oui ou non. Or, comme le montrent les résultats d’une étude américaine (publiée dans la revue « Pediatrics »), même lorsque la réponse est négative, il est quand même préférable de « creuser » un peu.

Les chercheurs ont en effet observé, après enquête auprès d’un groupe de plusieurs centaines de mamans (avec évaluation des enfants aux âges de six mois, puis de un, deux et trois ans), que leur appréciation de la qualité du sommeil de l’enfant reposait sur des considérations comme le délai d’endormissement, un sommeil agité, des réveils (relativement) nombreux, ou encore une durée de sommeil courte. Par contre, elles ne tenaient pas suffisamment compte de la somnolence diurne et des ronflements, qui ne sont alors pas pris comme points de référence pour juger de l’existence d’un trouble du sommeil.

Ainsi que l’explique le Dr Jean-Marie Retbi, pour le « Journal international de médecine » (JIM) : « Cette étude suggère que l’interrogatoire des parents sur le sommeil du jeune enfant ne doit pas se réduire à une question générale appelant une réponse par oui ou par non, y compris lorsque la réponse à cette question est négative. Si le médecin ne poursuit pas la discussion en posant des questions ciblées, il risque de méconnaître des troubles du sommeil aussi importants que les ronflements et la somnolence diurne ».

Aux parents, aussi, de se montrer vigilants, et le cas échéant, d’aborder spontanément le sujet avec le praticien.

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Dernière mise à jour: juillet 2022

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