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Ronflements de l’enfant : attention à son poids

news A priori, les ronflements « simples » d’un enfant ne doivent pas susciter une inquiétude démesurée, mais il est utile de suivre cela de près.

En particulier si le môme présente un surpoids. Comme pour l’adulte, on distingue la ronchopathie « banale » et extrêmement fréquente, du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), autrement plus invalidant. Mais comme pour l’adulte aussi, des passerelles peuvent exister entre ces deux situations. Elles ont été explorées par une équipe chinoise (Hong Kong), qui a suivi durant cinq ans (en moyenne) un panel d’enfants âgés de 6 à 13 ans présentant une ronchopathie simple.

Des « vraies » apnées du sommeil


A l’entame et à la fin, ils ont été soumis à une polysomnographie, avec enregistrement durant le sommeil d’une série de variables (respiratoires, cardiaques, cérébrales…). Le résultat indique qu’une proportion significative de ces jeunes a évolué vers un « vrai » syndrome d’apnées, défini ici par un index apnées/hypopnées (arrêt ou diminution du flux respiratoire) supérieur à cinq par heure ; en fait, ils étaient 7%, ce qui est bien supérieur aux conclusions d’études antérieures (avec des taux de progression avoisinant les 2%). Les auteurs expliquent cette différence par une durée de suivi plus importante dans leurs travaux.

Ce qu’il faut aussi observer, et c’est sans doute l’élément à retenir au-delà des chiffres bruts, c’est que le surpoids s’inscrit comme un facteur de risque significatif de complication des ronflements et d’évolution vers les apnées (légères ou plus sérieuses), ce qui a déjà été amplement démontré chez l’adulte. Le conseil aux parents : ne jamais négliger les ronflements de leur enfant et ne pas hésiter à en parler au pédiatre.

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Source: Chest (http://journal.publications)

Dernière mise à jour: juillet 2022

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