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Décès d’un bébé : risque de mort précoce des parents

news Des chercheurs britanniques constatent que les parents qui ont perdu un nourrisson s’exposent à un risque considérablement accru de décès précoce.

Ces recherches, relayées par Eos Sciences, ont fait l’objet d’une publication dans la revue « BMJ Supportive & Palliative Care ». Les spécialistes ont examiné les registres de décès (sur une période comprise entre 1971 et 2006) concernant des parents ayant perdu un enfant âgé de moins d’un an, et d’autres dont l’enfant a survécu à sa première année.

Ce travail minutieux a permis de mettre en évidence un constat saisissant : le décès d’un nourrisson, dans les douze mois qui suivent sa naissance, fait courir aux parents deux fois plus de risques de mourir endéans les quinze ans ; une probabilité multipliée par quatre en ce qui concerne la maman. La tendance se réduit avec le temps, mais s’élève néanmoins à un risque accru de 50% jusqu’à vingt-cinq ans après le drame.

Les auteurs indiquent qu’ils ne disposaient pas de données suffisantes pour identifier les causes des décès parentaux, et en particulier la proportion de suicides. Ils estiment que la douleur engendrée par le deuil peut laisser une marque biologique, comme l’affaiblissement du système immunitaire, ou conduire à des comportements néfastes, comme une addiction à l’alcool (source de dommages organiques, mais aussi facteur de risque majeur d’accident).

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Dernière mise à jour: juillet 2022

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