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Virus du sida : comment certains patients contrôlent l’infection

news Des patients infectés par le virus du sida (VIH) parviennent à contrôler « naturellement » l’infection, sans le moindre traitement. Comprendre les mécanismes qui entrent en jeu pourrait permettre de développer des thérapies très efficaces.

L’infection à VIH évolue, en l’absence de thérapies spécifiques, vers le syndrome d’immunodéficience acquise (sida). Les traitements médicamenteux freinent considérablement cette progression. Il reste qu’une très faible proportion de patients (estimée à 0,5%) parvient à contrôler l’infection sans qu’il soit nécessaire de leur administrer des médicaments. Appelées « suppresseurs d’élite », ces personnes intriguent les médecins depuis longtemps. Comment leur organisme parvient-il à maîtriser le VIH ?

Une étude conduite par une équipe de l’Ecole de médecine de l’Université de Pennsylvanie (Etats-Unis) apporte sa pierre à l’édifice. Elle explique d'abord que les « suppresseurs d’élite » présentent des niveaux similaires de virus dans le sang par rapport aux patients traités par antirétroviraux. La grosse différence réside dans les concentrations de VIH décelées dans les cellules du système immunitaire, chargé de défendre l’organisme contre les agressions, et dont l’effondrement caractérise le sida. Chez les « suppresseurs d’élite », ces taux sont beaucoup plus faibles. Du coup, les cellules immunitaires - et singulièrement les cellules T – apparaissent plus efficaces, plus actives, alors qu’elles ne représentent plus un réservoir « consistant » pour le VIH.

La question se pose à présent de savoir pour quelle raison les « suppresseurs d’élite » bénéficient de cette particularité. Une nouvelle étude d’envergure, qui vient d’être lancée dans la foulée, aidera peut-être à le déterminer.

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Source: PLoS Pathogens (http://journals.plos.org/pl)

Dernière mise à jour: juillet 2022

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