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content5 <p> <span class="label">news</span> Les stéréotypes ont la vie dure dans bien des domaines, et en l’occurrence en ce qui concerne le harcèlement sexuel. En effet, la tendance est à accorder plus de crédibilité à une victime qui correspond aux critères « médiatico-culturels » de la féminité et de la beauté.</p> <p>Le harcèlement sexuel engendre des <strong>répercussions physiques et psychologiques</strong> qui peuvent être extrêmement sévères pour les victimes, des femmes dans une écrasante majorité des cas. Nos <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=334" target="_blank">législations</a> ne font évidemment aucune différence entre l’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=233" target="_blank">apparence physique</a> des plaignantes, mais qu’en est-il de la perception de ces faits par chacun d’entre nous ?</p> <h3>Un constat affligeant</h3> <p> <p>Une équipe américaine, regroupant des spécialistes de plusieurs universités, a réalisé toute une série de tests qui illustrent bien la persistance des stéréotypes, même dans ce domaine. Quelque 4000 <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=297" target="_blank">adultes</a>, hommes et femmes, représentatifs de la population générale, ont intégré ces expériences. Le socle : des <strong>scénarios</strong> relatant une série de situations de harcèlement sexuel clair, vague ou inexistant. Dans chaque cas, des photos modélisées de <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=318" target="_blank">femmes</a> étaient présentées aux participants, qui devaient indiquer si elles étaient des victimes ou pas. Les représentations féminines correspondaient à des degrés très divers à ce qu’on appelle <strong>le caractère prototypique de la femme</strong>, ce qui en représente en quelque sorte l'idéal, en termes d’apparence physique (<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=292" target="_blank">beauté</a>), d’attitude, de <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=216" target="_blank">comportement</a>… Bien sûr, ceci renvoie aux stéréotypes médiatiques et culturels classiques.</p> <p>Et le constat majeur est assez stupéfiant, pour ne pas dire affligeant : plus une femme répond à ces stéréotypes, plus on aura tendance à la croire si elle se plaint de harcèlement sexuel. A contrario, moins elle y correspond, moins elle est perçue comme crédible. Il s’agit évidemment d’une observation générale, mais tenace si on en croit les résultats de ces recherches. Les auteurs considèrent que la mise en évidence de ce phénomène est importante en termes de cognition sociale, mais aussi qu’elle engendre des implications sur le plan des <strong>droits civiques fondamentaux</strong>, et en particulier lors de la dénonciation des faits de harcèlement et le cas échéant lors du suivi judiciaire.</p> </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
content5link <p> <A class="subtopic" HREF="/article/relations/harcelement-sexuel-une-profonde-souffrance-physique-et-mentale-27494"> <A class="subtopic" HREF="https://fr.gezondheid.be/article/relations/harcelement-sexuel-une-profonde-souffrance-physique-et-mentale-27494"> Voir aussi l'article : Harcèlement sexuel : une profonde souffrance physique et mentale</A></p>
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Harcèlement sexuel : plus une femme est jolie, plus on la croit

123m-pesten-werk-vr-18-2-21.jpg

news Les stéréotypes ont la vie dure dans bien des domaines, et en l’occurrence en ce qui concerne le harcèlement sexuel. En effet, la tendance est à accorder plus de crédibilité à une victime qui correspond aux critères « médiatico-culturels » de la féminité et de la beauté.

Le harcèlement sexuel engendre des répercussions physiques et psychologiques qui peuvent être extrêmement sévères pour les victimes, des femmes dans une écrasante majorité des cas. Nos législations ne font évidemment aucune différence entre l’apparence physique des plaignantes, mais qu’en est-il de la perception de ces faits par chacun d’entre nous ?

Un constat affligeant

Une équipe américaine, regroupant des spécialistes de plusieurs universités, a réalisé toute une série de tests qui illustrent bien la persistance des stéréotypes, même dans ce domaine. Quelque 4000 adultes, hommes et femmes, représentatifs de la population générale, ont intégré ces expériences. Le socle : des scénarios relatant une série de situations de harcèlement sexuel clair, vague ou inexistant. Dans chaque cas, des photos modélisées de femmes étaient présentées aux participants, qui devaient indiquer si elles étaient des victimes ou pas. Les représentations féminines correspondaient à des degrés très divers à ce qu’on appelle le caractère prototypique de la femme, ce qui en représente en quelque sorte l'idéal, en termes d’apparence physique (beauté), d’attitude, de comportement… Bien sûr, ceci renvoie aux stéréotypes médiatiques et culturels classiques.

Et le constat majeur est assez stupéfiant, pour ne pas dire affligeant : plus une femme répond à ces stéréotypes, plus on aura tendance à la croire si elle se plaint de harcèlement sexuel. A contrario, moins elle y correspond, moins elle est perçue comme crédible. Il s’agit évidemment d’une observation générale, mais tenace si on en croit les résultats de ces recherches. Les auteurs considèrent que la mise en évidence de ce phénomène est importante en termes de cognition sociale, mais aussi qu’elle engendre des implications sur le plan des droits civiques fondamentaux, et en particulier lors de la dénonciation des faits de harcèlement et le cas échéant lors du suivi judiciaire.

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Voir aussi l'article : Harcèlement sexuel : une profonde souffrance physique et mentale

Source: Journal of Personality and Social Psychology (www.apa.org/pubs/journals/p)

Dernière mise à jour: février 2021

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