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content5 <p> <span class="label">news</span> Dans des circonstances exceptionnelles, une transmission de bêta-amyloïde serait possible entre êtres humains, alors que le peptide est indécelable dans le cerveau.</p> <p>La <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=560" target="_blank">maladie d’Alzheimer</a> est notamment caractérisée par l’accumulation de dépôts constitués de bêta-amyloïde, avec une lente dégénérescence des cellules cérébrales et une perte progressive de la <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=532" target="_blank">mémoire</a>. Des travaux ont suggéré que ces dépôts pouvaient être <strong>transmis</strong> d’un <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=317" target="_blank">patient</a> à l’autre lors d’actes médicaux très spécifiques, comme l’injection d’<a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=175" target="_blank">hormones</a> de croissance issues de cerveaux ou les procédures neurochirurgicales avec greffe de tissus d’origine cérébrale.</p> <h2>Un appel à la plus grande vigilance</h2> <p>Jusqu’à présent, l’hypothèse renvoyait à un risque d’induction de la maladie pour autant que le cerveau sur lequel les tissus avaient été prélevés présente des <strong>lésions</strong> de la maladie d’Alzheimer. Une équipe française (CNRS) démontre qu’un cerveau apparemment <strong>sain</strong> n’est pas une garantie, et que l’élément transmissible peut être invisible avec des techniques d’analyse classiques.</p> <p>Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont créé des échantillons de cerveaux humains sans lésions amyloïdes détectables, mais qui ont été en contact avec la bêta-amyloïde. Ils ont inoculé des prélèvements à des souris résistantes aux effets des dépôts de bêta-amyloïde : après 1,5 an, les <a href="https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=artperrub&t=47" target="_blank">animaux</a> n’ont <strong>pas</strong> développé de lésions. Les spécialistes ont ensuite réalisé des broyats de tissus cérébraux (hippocampe) de ces souris saines en apparence, qui ont été injectés à des souris plus sensibles à la bêta-amyloïde. <strong>Résultat</strong> : ces animaux ont effectivement développé des lésions.</p> <p>Les auteurs commentent : <em>« Ceci suggère que des « graines » de substance bêta-amyloïde issues d’échantillons de cerveaux humains peuvent <strong>persister</strong> sous des formes furtives dans les tissus cérébraux, tout en conservant leur capacité à favoriser le dépôt de ce peptide chez des hôtes réceptifs »</em>. Ils ajoutent : <em>« Ces résultats appellent à la plus grande vigilance en soulignant la nécessité de <strong>mesures préventives de haut niveau</strong>, notamment en neurochirurgie, pour prévenir le risque de transmission suite à un acte médical impliquant du tissu cérébral potentiellement contaminé, bien qu’apparemment sain »</em>.</p> </p> <div class="clear20"></div> <DIV class="pub">ad gpt-ad-INPAGE</DIV><div class="clear"></div> <div class="js-ad" id="gpt-ad-INPAGE" data-adshim data-adshim-format="inpage" data-adshim-slot="" data-adshim-targeting='{"AdType":"INPAGE"}' data-device="all" style="max-width: 620px;"></div> <div class="clear50"></div>
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Maladie d’Alzheimer : la transmission invisible

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news Dans des circonstances exceptionnelles, une transmission de bêta-amyloïde serait possible entre êtres humains, alors que le peptide est indécelable dans le cerveau.

La maladie d’Alzheimer est notamment caractérisée par l’accumulation de dépôts constitués de bêta-amyloïde, avec une lente dégénérescence des cellules cérébrales et une perte progressive de la mémoire. Des travaux ont suggéré que ces dépôts pouvaient être transmis d’un patient à l’autre lors d’actes médicaux très spécifiques, comme l’injection d’hormones de croissance issues de cerveaux ou les procédures neurochirurgicales avec greffe de tissus d’origine cérébrale.

Un appel à la plus grande vigilance

Jusqu’à présent, l’hypothèse renvoyait à un risque d’induction de la maladie pour autant que le cerveau sur lequel les tissus avaient été prélevés présente des lésions de la maladie d’Alzheimer. Une équipe française (CNRS) démontre qu’un cerveau apparemment sain n’est pas une garantie, et que l’élément transmissible peut être invisible avec des techniques d’analyse classiques.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont créé des échantillons de cerveaux humains sans lésions amyloïdes détectables, mais qui ont été en contact avec la bêta-amyloïde. Ils ont inoculé des prélèvements à des souris résistantes aux effets des dépôts de bêta-amyloïde : après 1,5 an, les animaux n’ont pas développé de lésions. Les spécialistes ont ensuite réalisé des broyats de tissus cérébraux (hippocampe) de ces souris saines en apparence, qui ont été injectés à des souris plus sensibles à la bêta-amyloïde. Résultat : ces animaux ont effectivement développé des lésions.

Les auteurs commentent : « Ceci suggère que des « graines » de substance bêta-amyloïde issues d’échantillons de cerveaux humains peuvent persister sous des formes furtives dans les tissus cérébraux, tout en conservant leur capacité à favoriser le dépôt de ce peptide chez des hôtes réceptifs ». Ils ajoutent : « Ces résultats appellent à la plus grande vigilance en soulignant la nécessité de mesures préventives de haut niveau, notamment en neurochirurgie, pour prévenir le risque de transmission suite à un acte médical impliquant du tissu cérébral potentiellement contaminé, bien qu’apparemment sain ».

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Voir aussi l'article : Maladie d'Alzheimer : causes, symptômes, traitements

Source: Acta Neuropathologica Communications (https://actaneurocomms.biom)

Dernière mise à jour: janvier 2021

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