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Alzheimer : la qualité du sommeil, un signe précoce ?
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L’analyse de la qualité du sommeil pourrait-elle permettre de détecter très tôt les signes du développement de la maladie d’Alzheimer, et en tout cas la présence de marqueurs de risque ?
Bien avant les premiers symptômes, le développement de la maladie d’Alzheimer est caractérisé par la formation dans le cerveau de plaques de la protéine bêta-amyloïde et d’agrégats de la protéine tau. Ce processus conduit à la destruction des cellules neuronales et de leurs liaisons (synapses), à l’atrophie de certaines régions cérébrales, et aux déficits cognitifs (mémoire...). Intervenir très tôt dans ce mécanisme revêt une importance cruciale, mais pour cela, il faut identifier des marqueurs précoces de ce processus. Le sommeil pourrait en faire partie.
Une équipe américaine (université de Washington) vient en effet d’établir un lien entre une altération spécifique d’une phase importante du sommeil - le sommeil non-REM, et en particulier le sommeil profond - et l’accumulation progressive des protéines bêta-amyloïde et (surtout) tau. Cette observation a été réalisée chez des seniors sans trouble cognitif, ou alors à un degré encore léger. Toutes ces personnes ne développeront peut-être pas la maladie d’Alzheimer, mais les chercheurs estiment que l’identification de cette association permet d’envisager une approche simple (un test du sommeil dans un premier temps) pour détecter les personnes à risque potentiel de démence, et ceci dès avant les symptômes initiaux, ou à un stade précoce. Il serait alors envisageable d’organiser un suivi beaucoup plus efficace.















