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Stress : aimons-nous les uns les autres

123-tek-pop-stress-pijl-weglopen-170-08.jpg

news L’affrontement ou la fuite ne sont pas les seules alternatives face à un stress aigu : la coopération joue un rôle important.

Il était communément admis qu’en situation de stress, les femmes avaient plutôt tendance à rechercher le soutien d’autrui, alors que la plupart des hommes soit faisaient face, soit fuyaient. Mais les choses ne sont pas aussi tranchées : les messieurs peuvent eux aussi adopter un comportement plus sociable, plus coopératif, afin de se protéger.

Une équipe de l’université de Fribourg (Allemagne) a procédé à une série d’expériences sur un groupe d’une septantaine d’étudiants (masculins, donc), impliqués dans plusieurs scénarios, avec des situations soit très stressantes (discours en public, exercices mathématiques complexes…), soit plus détendues ; le tout accompagné de séances de jeu de hasard, destinées à cerner les interactions entre les participants. Tout au long de ces tests, le rythme cardiaque et les taux de cortisol (l’hormone du stress) ont été évalués.
Il s’avère, dans la configuration qui nous occupe, que le stress déclenche, plus souvent qu’on ne le pensait, un processus de rapprochement, de sociabilité, de confiance, de générosité, de recherche de coopération ; et ceci d’autant plus que le niveau de stress est élevé. Ce comportement intervient comme une stratégie auto-protectrice. Les auteurs rappellent qu’à l’occasion de précédentes études, ils avaient montré qu’une interaction sociale positive avec une personne de confiance permettait de réduire les effets d’une situation stressante à venir (on peut reprendre l’exemple du discours en public ou penser à un examen).

Ces observations sont publiées dans la revue « Psychological Science ».

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Dernière mise à jour: août 2012

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