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content5 <p> <span class="label">dossier</span> <div>Le curetage est une intervention gynécologique bénigne qui permet de poser un diagnostic suite à certains symptômes ou de nettoyer l’utérus après une <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/fausse-couche" target="_blank">fausse couche</a>. On procède souvent à un curetage suivi d’une analyse afin de déterminer la cause de saignements anormaux. Il s’agit d’une <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/operations" target="_blank">opération</a> fréquente.<br><br> </p> <div class="clear"></div>
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restcontent5 <h2 id="2">Un curetage, c'est quoi ?</h2> <p> <div class="imagebox"> <img src="https://image.gezondheid.be/xtra/123m_baarmoeder_eierstokken_2022.jpg" title="" alt="123m_baarmoeder_eierstokken_2022.jpg" loading="lazy" > </div> <p>L’utérus a environ la taille d’une poire et est situé dans le bas de l’abdomen. Sa paroi est constituée de trois couches. La paroi externe est lisse, la médiane est constituée de tissus musculaires et l’interne est une muqueuse : l'endomètre. Régulièrement, le corps rejette cette muqueuse : c’est la <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/menstruation" target="_blank">menstruation</a>. </p><p>L’opération doit son nom à la curette, une sorte de petite cuillère avec laquelle le gynécologue va gratter la paroi interne de l’utérus pour en détacher des fragments de tissu utérin. 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On ne peut alors pas exclure une infection.<br><br></div> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/cancer-du-col-de-luterus/cancer-du-col-de-luterus-symptomes-diagnostic-et-traitement-35269"> Voir aussi l'article : Cancer du col de l’utérus : symptômes, diagnostic et traitement</A></p> </p> <p> <h3>Après l’accouchement</h3><div><br></div><div>Parfois, une partie du placenta ou des muqueuses reste dans l’utérus après l’accouchement. Ces morceaux de tissus peuvent déclencher une hémorragie et une infection si on ne les enlève pas.&nbsp;</div><div><br></div><h3>Cancer de l’endomètre</h3><div><br></div><div>Les tumeurs malignes de l’endomètre touchent surtout les femmes plus âgées et entraînent des pertes de sang après la <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/menopause" target="_blank">ménopause</a>. Un diagnostic rapide est très important. En cas de pertes de sang après la ménopause, le curetage s’impose presque toujours.&nbsp;<br><br></div> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/endometriose/endometriose-causes-symptomes-traitements-7992"> Voir aussi l'article : Endométriose : « Des douleurs menstruelles intenses ne sont pas normales »</A></p> </p> <h2 id="4">Comment se passe un curetage ?</h2> <p> <div>Le gynécologue utilise une curette, un instrument en métal qui ressemble à une longue cuillère étroite. Il enlève des fragments de l’endomètre et d’autres restes de tissus présents dans l’utérus. Afin d’introduire la curette par le col de l’utérus, il faut le dilater. On appelle donc cette procédure « dilatation et curetage » - D&amp;C.</div><div><br></div><div>L’opération peut se dérouler sous anesthésie locale ou générale, à l’hôpital. Un curetage ne suscite guère de désagréments. L'intervention est rapide (une dizaine de minutes, ne laisse aucune aucune cicatrice et le rétablissement est rapide.<br><br></div><h3>Préparation</h3><div><br></div><div>En fonction de votre âge, le gynécologue demandera un <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/analyse-de-sang" target="_blank">examen sanguin</a> et un électrocardiogramme. Vous pouvez rencontrer l’anesthésiste au préalable, pour discuter de l'anesthésie.</div><div><br></div><div>Le jour de l’admission est convenu avec le gynécologue. Vous pouvez rentrer chez vous le jour-même mais essayez de vous organiser de manière à pouvoir vous reposer à la maison ensuite.&nbsp;</div><div><br></div><div>En cas d’anesthésie générale, vous devez être à jeun le jour de l’intervention. Vous ne pouvez plus boire, manger ni fumer à partir de minuit. Il est important de se présenter l’estomac vide, pour ne pas vomir ni s’étouffer au début de l’opération ou au réveil. Le personnel infirmier rasera une partie de la toison pubienne et vous placera sous perfusion, pour vous hydrater et, éventuellement, vous administrer des médicaments. Vous devez enfiler une chemise d’opération avant d’être conduite en salle. Il faut enlever les verres de contact et/ou les appareils dentaires amovibles. Vous ne pouvez pas porter de maquillage, de bijoux ni d’épingles à cheveux pendant l’intervention.&nbsp;</div><div><br></div> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/operations/quels-sont-les-differents-types-danesthesie-32880"> Voir aussi l'article : Quels sont les différents types d’anesthésie ?</A></p> </p> <p> <h3>L'anesthésie<br><br></h3><p>On peut effectuer un curetage sous anesthésie locale, péridurale ou générale. Une hospitalisation d’une journée est alors préférable. On a souvent recours à une légère sédation générale. Les anesthésiques sont alors administrés par perfusion.</p><p> L’anesthésiste place un masque sur votre bouche et votre nez, pour vous oxygéner. Vous allez rapidement vous assoupir. A ce moment, on introduit une sonde dans la gorge pour vous permettre de respirer.</p><p></p><div>On réalise parfois le curetage sous anesthésie locale et beaucoup plus rarement sous péridurale. Une fois anesthésiée, vous êtes placée dans la même position que lors d’un examen gynécologique. On désinfecte le vagin et le col de l’utérus pour prévenir toute infection.<br></div><p></p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/grossesse-et-naissance/grossesse-extrauterine-causes-symptomes-traitement-33308"> Voir aussi l'article : Grossesse extra-utérine : causes, symptômes, traitement</A></p> </p> <p> <h3>L'intervention : curetage et/ou aspiration<br><br></h3><br><p>Le gynécologue place d’abord un speculum pour voir le col de l’utérus, qu’on dilate graduellement avec des dilatateurs en métal. Une fois le col suffisamment ouvert, le gynécologue introduit une curette dans l’utérus et gratte des échantillons de tissus, qui sont ensuite examinés au microscope en laboratoire. </p><br><p>Après l’intervention, l'utérus reforme rapidement une muqueuse. L’intervention ne dure que quelques minutes. En cas de fausse couche, il faut éliminer davantage de résidus. On utilise alors un fin tuyau avant de procéder à l’aspiration des tissus sans blesser la paroi utérine.<br></p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/maladies-urogenitales-chez-la-femme/vaginose-une-infection-du-vagin-a-prendre-tres-au-serieux-33415"> Voir aussi l'article : Infection du vagin : quels sont les symptômes de la vaginose bactérienne ?</A></p> </p> <p> <h3>Après l'opération</h3><p>Vous vous réveillez rapidement après une légère sédation. Vous restez en observation en salle de réveil jusqu’à ce que les effets de l’anesthésie soient dissipés. En l’absence de complications, vous pouvez rentrer chez vous le jour même.</p><div>Après une anesthésie générale, on peut avoir mal à la gorge, à cause de l’intubation. On peut aussi avoir des <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/nausees" target="_blank">nausées</a> et même vomir. La perfusion reste en place jusqu’à la disparition des symptômes et au moment où vous parvenez à boire suffisamment.</div><div>Ne reprenez pas le volant ensuite : faites-vous reconduire.&nbsp;</div><p></p> </p> <h2 id="9">Un curetage, c'est douloureux ?</h2> <p> <div>Aujourd'hui, l'intervention est pratiquée sous anesthésie. Vous ne ressentirez donc pas de douleurs dues au geste en tant que tel.&nbsp;</div><div><br></div><div>En règle générale, vous pouvez reprendre vos activités après deux jours. Il est normal de perdre du sang durant la semaine qui suit. En cas de crampes ou de douleurs abdominales, vous pouvez prendre des <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/antidouleurs" target="_blank">antidouleurs</a>, et utiliser des protections externes pour absorber les pertes de sang. Attendez quelques jours au moins avant d'avoir des relations sexuelles, pour éviter le risque d'infection. Idem pour le tampon ou la coupe menstruelle. De manière générale, attendez la fin des saignements pour une protection hygiénique interne ou des rapports sexuels.&nbsp;</div><div><br></div><div>Il est difficile de prévoir la date des prochaines règles. Cela dépend du motif du curetage. Après l'intervention, vous passerez un examen de contrôle durant lequel on vous communiquera les résultats de l’analyse, si on a envoyé des échantillons au laboratoire. Le gynécologue discutera avec vous de l’opportunité de contrôles supplémentaires ou d’un traitement.</div><div><br></div> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/fausse-couche/fausse-couche-et-la-souffrance-du-pere-28611"> Voir aussi l'article : Fausse couche : et la souffrance du père ?</A></p> </p> <h2 id="9b">Les complications possibles</h2> <p> <p>Un curetage est une intervention bénigne et fréquente, mais comme tout intervention, elle comporte des risques. Heureusement, les complications graves sont rares.&nbsp;<br></p> <ul> <li>La perforation de la paroi utérine est la complication la plus fréquente. Le chirurgien blesse la paroi par mégarde. Ça paraît plus grave que ça ne l’est car presque toutes les perforations guérissent spontanément. Si le gynécologue soupçonne une perforation, il interrompra généralement l’opération. Il faut parfois reprogrammer un nouveau curetage.<br></li> <li>Il y a automatiquement formation de tissu cicatriciel. Il peut se présenter sous la forme d’adhérences dans l’utérus. Il s’agit du syndrome d’Asherman, très rare. Dans les cas les plus graves, les adhérences empêchent l’évacuation du sang menstruel. Comme la nidation est impossible, les adhérences peuvent être à l’origine de problèmes de <a href="https://www.passionsante.be/rubrique/fertilite" target="_blank">fertilité</a>.&nbsp;<br><br></li> </ul> <p>Prenez contact avec votre gynécologue si vous souffrez de douleurs importantes au ventre, si vous avez de la fièvre, des saignements ou des sécrétions à l’odeur désagréable. Le vagin, l’utérus ou l'abdomen peuvent être infectés pendant un curetage, même si c’est heureusement rare. Les infections sont plus fréquentes en cas de fausse couche, si les tissus nécrosés sont restés trop longtemps dans l’utérus.<br></p> <p> <A class="subtopic" HREF="/article/troubles-sexuels-chez-la-femme/cest-quoi-un-vagin-aveugle--33985"> Voir aussi l'article : C'est quoi un « vagin aveugle » ?</A></p> </p> <p> </p>
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Curetage de l'utérus : déroulement et rétablissement

dossier

Le curetage est une intervention gynécologique bénigne qui permet de poser un diagnostic suite à certains symptômes ou de nettoyer l’utérus après une fausse couche. On procède souvent à un curetage suivi d’une analyse afin de déterminer la cause de saignements anormaux. Il s’agit d’une opération fréquente.

Un curetage, c'est quoi ?

123m_baarmoeder_eierstokken_2022.jpg

L’utérus a environ la taille d’une poire et est situé dans le bas de l’abdomen. Sa paroi est constituée de trois couches. La paroi externe est lisse, la médiane est constituée de tissus musculaires et l’interne est une muqueuse : l'endomètre. Régulièrement, le corps rejette cette muqueuse : c’est la menstruation.

L’opération doit son nom à la curette, une sorte de petite cuillère avec laquelle le gynécologue va gratter la paroi interne de l’utérus pour en détacher des fragments de tissu utérin. Les tissus sont ensuite envoyés en laboratoire, afin d’obtenir plus d’informations pour l’état de la cavité utérine.

De nos jours, le curetage est de plus en plus remplacé par une aspiration, moins traumatisante pour la paroi utérine. On a gardé le nom, mais la technique diffère évidemment.

Voir aussi l'article : Fausse couche : quel délai avant une nouvelle grossesse ?

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Pourquoi faire un curetage de l'utérus ?

Saignements forts ou irréguliers

Il peut s’agir de saignements très abondants pendant les règles, de perte de sang en cours de cycle ou en aménorrhée (absence de règles).

Voir aussi l'article : Pourquoi ces pertes de sang après un rapport sexuel ?

Polypes


Les polypes sont des tumeurs ou des excroissances bénignes mais elles peuvent provoquer d’abondantes hémorragies ou des pertes de sang intermédiaires. Elles se propagent souvent dans la cavité utérine et peuvent atteindre une taille appréciable. Comme les fibromes, ces excroissances peuvent être à l’origine de règles anormales. Le curetage permet de les détacher de l’utérus. 

Fibrome utérin


Le fibrome, également appelé myome ou fibromyome, est une tumeur bénigne des tissus utérins mais peut provoquer des saignements abondants. 

Voir aussi l'article : Fibrome utérin : 40 ans, un âge charnière

Fausse couche incomplète


On prescrit un curetage lorsque, lors d'une fausse couche, tous les tissus n’ont pas été rejetés et que les saignements ne s’arrêtent pas. On ne peut alors pas exclure une infection.

Voir aussi l'article : Cancer du col de l’utérus : symptômes, diagnostic et traitement

Après l’accouchement


Parfois, une partie du placenta ou des muqueuses reste dans l’utérus après l’accouchement. Ces morceaux de tissus peuvent déclencher une hémorragie et une infection si on ne les enlève pas. 

Cancer de l’endomètre


Les tumeurs malignes de l’endomètre touchent surtout les femmes plus âgées et entraînent des pertes de sang après la ménopause. Un diagnostic rapide est très important. En cas de pertes de sang après la ménopause, le curetage s’impose presque toujours. 

Voir aussi l'article : Endométriose : « Des douleurs menstruelles intenses ne sont pas normales »

Comment se passe un curetage ?

Le gynécologue utilise une curette, un instrument en métal qui ressemble à une longue cuillère étroite. Il enlève des fragments de l’endomètre et d’autres restes de tissus présents dans l’utérus. Afin d’introduire la curette par le col de l’utérus, il faut le dilater. On appelle donc cette procédure « dilatation et curetage » - D&C.

L’opération peut se dérouler sous anesthésie locale ou générale, à l’hôpital. Un curetage ne suscite guère de désagréments. L'intervention est rapide (une dizaine de minutes, ne laisse aucune aucune cicatrice et le rétablissement est rapide.

Préparation


En fonction de votre âge, le gynécologue demandera un examen sanguin et un électrocardiogramme. Vous pouvez rencontrer l’anesthésiste au préalable, pour discuter de l'anesthésie.

Le jour de l’admission est convenu avec le gynécologue. Vous pouvez rentrer chez vous le jour-même mais essayez de vous organiser de manière à pouvoir vous reposer à la maison ensuite. 

En cas d’anesthésie générale, vous devez être à jeun le jour de l’intervention. Vous ne pouvez plus boire, manger ni fumer à partir de minuit. Il est important de se présenter l’estomac vide, pour ne pas vomir ni s’étouffer au début de l’opération ou au réveil. Le personnel infirmier rasera une partie de la toison pubienne et vous placera sous perfusion, pour vous hydrater et, éventuellement, vous administrer des médicaments. Vous devez enfiler une chemise d’opération avant d’être conduite en salle. Il faut enlever les verres de contact et/ou les appareils dentaires amovibles. Vous ne pouvez pas porter de maquillage, de bijoux ni d’épingles à cheveux pendant l’intervention. 

Voir aussi l'article : Quels sont les différents types d’anesthésie ?

L'anesthésie

On peut effectuer un curetage sous anesthésie locale, péridurale ou générale. Une hospitalisation d’une journée est alors préférable. On a souvent recours à une légère sédation générale. Les anesthésiques sont alors administrés par perfusion.

L’anesthésiste place un masque sur votre bouche et votre nez, pour vous oxygéner. Vous allez rapidement vous assoupir. A ce moment, on introduit une sonde dans la gorge pour vous permettre de respirer.

On réalise parfois le curetage sous anesthésie locale et beaucoup plus rarement sous péridurale. Une fois anesthésiée, vous êtes placée dans la même position que lors d’un examen gynécologique. On désinfecte le vagin et le col de l’utérus pour prévenir toute infection.

Voir aussi l'article : Grossesse extra-utérine : causes, symptômes, traitement

L'intervention : curetage et/ou aspiration


Le gynécologue place d’abord un speculum pour voir le col de l’utérus, qu’on dilate graduellement avec des dilatateurs en métal. Une fois le col suffisamment ouvert, le gynécologue introduit une curette dans l’utérus et gratte des échantillons de tissus, qui sont ensuite examinés au microscope en laboratoire.


Après l’intervention, l'utérus reforme rapidement une muqueuse. L’intervention ne dure que quelques minutes. En cas de fausse couche, il faut éliminer davantage de résidus. On utilise alors un fin tuyau avant de procéder à l’aspiration des tissus sans blesser la paroi utérine.

Voir aussi l'article : Infection du vagin : quels sont les symptômes de la vaginose bactérienne ?

Après l'opération

Vous vous réveillez rapidement après une légère sédation. Vous restez en observation en salle de réveil jusqu’à ce que les effets de l’anesthésie soient dissipés. En l’absence de complications, vous pouvez rentrer chez vous le jour même.

Après une anesthésie générale, on peut avoir mal à la gorge, à cause de l’intubation. On peut aussi avoir des nausées et même vomir. La perfusion reste en place jusqu’à la disparition des symptômes et au moment où vous parvenez à boire suffisamment.
Ne reprenez pas le volant ensuite : faites-vous reconduire. 

Un curetage, c'est douloureux ?

Aujourd'hui, l'intervention est pratiquée sous anesthésie. Vous ne ressentirez donc pas de douleurs dues au geste en tant que tel. 

En règle générale, vous pouvez reprendre vos activités après deux jours. Il est normal de perdre du sang durant la semaine qui suit. En cas de crampes ou de douleurs abdominales, vous pouvez prendre des antidouleurs, et utiliser des protections externes pour absorber les pertes de sang. Attendez quelques jours au moins avant d'avoir des relations sexuelles, pour éviter le risque d'infection. Idem pour le tampon ou la coupe menstruelle. De manière générale, attendez la fin des saignements pour une protection hygiénique interne ou des rapports sexuels. 

Il est difficile de prévoir la date des prochaines règles. Cela dépend du motif du curetage. Après l'intervention, vous passerez un examen de contrôle durant lequel on vous communiquera les résultats de l’analyse, si on a envoyé des échantillons au laboratoire. Le gynécologue discutera avec vous de l’opportunité de contrôles supplémentaires ou d’un traitement.

Voir aussi l'article : Fausse couche : et la souffrance du père ?

Les complications possibles

Un curetage est une intervention bénigne et fréquente, mais comme tout intervention, elle comporte des risques. Heureusement, les complications graves sont rares. 

  • La perforation de la paroi utérine est la complication la plus fréquente. Le chirurgien blesse la paroi par mégarde. Ça paraît plus grave que ça ne l’est car presque toutes les perforations guérissent spontanément. Si le gynécologue soupçonne une perforation, il interrompra généralement l’opération. Il faut parfois reprogrammer un nouveau curetage.
  • Il y a automatiquement formation de tissu cicatriciel. Il peut se présenter sous la forme d’adhérences dans l’utérus. Il s’agit du syndrome d’Asherman, très rare. Dans les cas les plus graves, les adhérences empêchent l’évacuation du sang menstruel. Comme la nidation est impossible, les adhérences peuvent être à l’origine de problèmes de fertilité

Prenez contact avec votre gynécologue si vous souffrez de douleurs importantes au ventre, si vous avez de la fièvre, des saignements ou des sécrétions à l’odeur désagréable. Le vagin, l’utérus ou l'abdomen peuvent être infectés pendant un curetage, même si c’est heureusement rare. Les infections sont plus fréquentes en cas de fausse couche, si les tissus nécrosés sont restés trop longtemps dans l’utérus.

Voir aussi l'article : C'est quoi un « vagin aveugle » ?

Source: VVOG

Dernière mise à jour: octobre 2022

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